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CHAPITRE IV

Sujets philosophiques et religieux. — Paraboles. — Leçons morales. — Les Personnages de l'Évangile et le Costume moderne. — Vierges sages et Vierges folles. — Compositions allégoriques. — Les Saisons. — Les Quatre Ages, etc. — La Femme du commencement du xvu° siècle, — Les Intérieurs. — La Décoration et l'Ameublement.

Tout en publiant les gravures dans lesquelles il tirait parti des événements, Abraham Bose se tournait vers des compositions qui représentaient une autre tendance de son esprit. [Il exprimait de grandes pensées humaines sous la forme qui peut paraître la plus saisissante. Il se reprenait à traiter à nouveau une parabole ou une légende religieuse ; il empruntait à la Bible ou à l'Évangile quelques-uns de ces épisodes touchants qui retentissent éternellement dans la mémoiredes générations.

Il remontait aux traditions archaïques de la gravure. Les sujets sacrés, les estampes chrétiennes se propageaient depuis longtemps parmi les familles pieuses ; le débit de ces compositions était assuré dans la vieille France. Les auteurs de ces gravures, que popularisaient nos grandes foires, étaient, la plupart du temps, des maîtres au burin de l'Allemagne ou des Pays-Bas. Nos artistes français entreprenaient de rendre les mêmes sujets ; ils puisaient aux mêmes sources et exprimaient des idées générales qui avaient cours chez plusieurs peuples.

Abraham Bosse adoptait le costume « moderne » pour les personnages qu’il mettait en scène. C'était, évidemment, une convention ; il suivait l'exemple qui lui avait été donné par d’autres graveurs, procédant ainsi, soit de parti pris, soit par pure ignorance des choses du passé. Abraham Bosse comptait sur l’effet produit par chacune de ses compositions. La moralité qui s’échappait d’un sujet devenait plus directe; ceux qui regardaient une gravure croyaient que les personnages représentés par l'artiste étaient des contemporains. |

Mariette a apprécié avec justesse, dans son Abecedario, ce gente d'interprétation. Il dit, à propos de la série consacrée à l’histoire de l'Enfant prodigue : « Les sujets en sont représentés d’une façon assez singulière, car, sans avoir égard au temps où la scène a dû se passer,

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