UNE DAME
Figure de la série : le Jardin de la Noblesse francaise.
On aperçoit fréquemment des manches à crevés, boursouflées et tailladées, d’où se détachent des manchettes en points coupés. Les broderies,
les passements, les bijoux témoignent d’un faste excessif, et ajoutent à l’opulence de ces costumes.
Saint-Igny a tait succéder à ce recueil une autre suite, la Noblesse française à l'église!. Abraham Bosse l’a gravée également, sans y ajouter cependant aucune figure dessinée par lui-même. Cette nouvelle galerie de costumes est exécutée avec autant de légèreté que la précédente; c’est aussi un album à l’usage des personnes du meilleur monde, pour leur enseigner quel est le genre de vêtements qu’il faut porter et la tenue qu’on doit avoir, quand on va prier et écouter la messe. Saint-Igny nous fait voir le gentilhomme marchant, tête nue et son chapeau à plumes à la main, sous les arceaux et près des piliers du sanctuaire; il le montre agenouillé au pied de l’autel, et joignant ses mains sur un chapelet qu’il presse sur son cœur. Nous apercevons la jeune dame qui s'éloigne, grave et recueillie, les yeux sur son livre de prières, ou qui va s'asseoir, en préparant sa confession, sur un banc gothique, dans l'ombre d'une chapelle. Voici la veuve, emprisonnant son visage sous une vaste coiffe de deuil dont les plis semblent ensevelir la tristesse et les pensées du veuvage. Les costumes sont devenus plus simples, quoique.le dessinateur ne veuille pas leur enlever une certaine richesse. C’est la dévotion mondaine qu’il se propose seulement de satisfaire, et l’on ne doit pas oublier que la coquetterie se retrouve bien vite en face de la religion. Ce gentilhomme, qui paraît en ce moment rempli de contrition, va peut-être se lever pour suivre quelque jeune belle qui a fini de prier et qui referme négligemment son livre, en le laissant retomber à côté de son éventail. Abraham Bosse exécute encore quelques gravures d’après Saint-Igny, mais peu à peu il cesse de reproduire ce maître, et, tout en subissant son influence, il se décide à composer une suite par lui-même. Ce sont des costumes militaires qu’il retrace cette fois; il dessine les « Figures au naturel, tant des Vêtements que des Postures des Gardes Françaises du Roi Très Chrétien ? ». Après avoir composé un frontispice où sont représentés deux soldats de ce régiment, en faction, il choisit les principaux types, le fifre et le tambour, le capitaine et le porte-enseigne, le 1. LA NOBLESSE FRANÇOISE A L'Écuise, dédiée à messire Claude Maugis, conseiller
et aumônier du roi, etc. Inventée par le sieur de S. Igny. 2. Nous avons deux éditions de ce recueil, portant des titres différents; l’une
publiée par Tavernier, l’autre par Langlois, dit Ciartres, 1631. Les pièces sont anonymes, mais on reconnaît nettement la manière d'Abraham Bosse, dont le style
prend déjà une manière décisive.
RTS genereux [8 féllat lé trenfporte le coeurs au plus fort du combat
tremblér là #lér la terre Cr] Je fas plur de Praet ul