E. ArBER. Op. cit., III, p
25. Cf. Mac Kerrow. À Dictionary of Printers and Booksellers…., p. 314, et H. R. PLomer. À Dictionary of Booksellers and Printers…, p. 55.
Par une lettre d'Abraham à Evelyn, du 13 mai 1667, nous apprenons que Thomas habitait dans King's Yard, au cœur de la Cité. Son testament nous intéresse en ce qu’il dénote une prospérité réelle. Des legs très divers, à des membres de la famille d’abord, à des amis, à des institutions publiques dans des buts charitables, notamment cent livres à la corporation des libraires, s'élèvent à environ deux mille sept cents livres. somme assez considérable pour l’époque.
Abraham et Thomas semblent avoir vécu en fort bons termes. Le fait qu'Abraham institue Thomas son légataire universel nous le prouve, comme aussi le fait que, dans son propre testament, Thomas se préoccupe avant toute chose de faire exécuter les dernières volontés de son frère. Ils avaient des amis communs : Evelyn, nous le voyons par la lettre déjà mentionnée, et Thomas Sprat qui, exécuteur du testament d'Abraham, est nommé co-exécuteur de celui de Thomas. Et des détails d'ordre plus humble nous confirment leur bonne entente. Ainsi, Abraham lègue cinq livres à Mary « la servante de mon frère », et Thomas prend à la mort d'Abraham, son fidèle domestique, ce Thomas Waldron qui, dès 1655, était à son service 27 et auquel le poète en mourant laissait dix livres et ses habits; car Thomas, dans son testament, lègue : « A mon serviteur Thomas Waldron, s’il vit avec moi au moment de ma mort, quarante livres, ou bien, s’il s’est séparé de moi avec mon consentement, dix livres. »
Ce que sont devenus ses autres frères et sœurs, nous l’ignorons également : les archives du temps montrent que le nom de Cowley était répandu, et rien ne prouve, quand on le rencontre, qu’il s'agisse de membres de la famille du poète 28.
26. Dans la bibliothèque du British Museum : Ames collection of Title pages.