‹ Abraham CowleyChapitre 117 sur 429 · Brno. Op. cit., p · texte numérisé non relu

Brno. Op. cit., p

92. « An English Academy », by B. S. Monroe (Modern Philology, Chicago, 1910, vol. VIII, pp. 107-123.

comique... » 93. En 1662, Roscommon se préoccupe « d’épurer le langage et de le fixer », et dans sa dédicace des Rival Ladies, en 1664, Dryden regrette que la langue ne soit pas soumise à des règles fixes, comme en France 9,4.

Ainsi, de tous côtés, viennent les suggestions. Elles aboutissent en décembre 1664 à la nomination par la Société d’un comité de vingt et un membres « pour améliorer la langue anglaise ». Des réunions mensuelles ou bi-mensuelles auront lieu chez Sir Peter Wyche à Gray’s Inn. Sont chargés de constituer le comité Dryden Evelyn, Godolphin, Sprat, Wailler, et Mr. Williamson 9%. Mais cet effort n’aboutit pas, et nous ne saurions rien du rôle qu’y a joué Cowiey, si trente-cinq ans plus tard Evelyn, dans une lettre à Pepys, ne nous avait, en rappelant cet échec, donné quelques détails. Le comité qui comprenait, outre les personnes déjà nommées, le duc de Buckingham, Martin Clifford et Cowley, se réunit trois ou quatre fois comme il avait été convenu. « Mais, par suite de la mort de l’incomparable Mr. Cowley, de l'éloignement et des inconvénients de l’endroit choisi, par suite de l’épidémie (la peste) et d’autres circonstances, il s’effrita et n’aboutit à rien » 96.

La tentative demeure comme un témoignage curieux d’une époque où les plus distingués des Anglais ont voulu se plier à la règle, et se soumettre à l’esprit classique tel qu’il régnait alors en France. Il est intéressant de trouver Cowley parmi eux.

Il était, nous le devinons, tout acquis à ce désir d'ordre, et, s’il avait vécu plus longtemps, il nous en aurait laissé la preuve. Car c'est, sans aucun doute, sur les instances du groupe de Grayÿ’s Inn qu’il avait entrepris d'écrire un Discours sur le style. Son intention était, d’après son biographe,

93. « À Proposal for an English Academy in 1660 », by Edmund FREEMAN (Modern Language Review, 1924, vol. XIX, p. 295...).

94. « John Dryden and a British Academy », by Professor O.RF. Emerson (Proceedings of the British Academy, 1921, vol. X, p. 2) : « I am sorry that, speaking so noble a language as wee do, we have not a more certain measure of it, as they have in France, where they have an Academy erected for that purpose, and endowed with large privileges by the present King. »

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