‹ Abraham CowleyChapitre 13 sur 429 · E. BEREsFoR»D CHANCELLOR. Op. cit., p · texte numérisé non relu

E. BEREsFoR»D CHANCELLOR. Op. cit., p

32. T. C. Nogce. Op. cit., p. 19, et D’Ewes. Autobiography.…, p. 273.

33. John Srow. À Survey of the Cities of London and Westminster. édition de 1720, I, p. 276.

auprès; mais la grande majorité des habitants appartient à la bourgeoisie commerçante. Toutes les maisons qui ne sont pas des églises ou des tavernes sont des boutiques, et les yeux curieux du jeune Abraham ont pu contempler comme un livre d'images les enseignes bariolées pendant sous les pignons de bois. Il y en a une, souvent deux par maison, si exubérantes dans leur désir d’éclipser leurs rivales et de captiver les regards du client illettré, que, dès la fin du XIV* siècle, les autorités municipales avaient dû réduire leur taille, et leur interdire de s’avancer de plus de sept pieds -dans la rue 34. :

Pittoresque, la rue est par surcroît fort bruyante. Le commerçant n'attend pas les clients en silence, il sollicite les passants, cherche à les attirer en vantant le bon marché et l’excellence de sa marchandise. Devant l’étalage que protège un auvent de bois est posté un apprenti aux poumons solides qui lance tout le long du jour le traditionnel « What d’ye lack ? », en l’agrémentant des variations que son imagination lui suggère. Le malheureux provincial qui se risque dans la rue est aussitôt hélé de cent côtés. On vit dans un vacarme perpétuel 35.

La rue nous paraîtrait sans doute bien étroite, maïs c’est alors la grande artère qui relie la cité à l’ouest, à Saint-James et à Westminster, et la circulation y est intense. Les lourds carrosses des nobles Ia remplissent et n’évitent pas toujours les étalages fragiles qui débordent sur la chaussée. Les croisements sont difficiles, et, dès 1603, une baliade célèbre les encombrements de Fleet Street36. Du vivant même de Cowley, en 1634, les difficultés de la circulation sont encore accrues par l’apparition des voitures de louage 37.

Toutes les fois que se produit un événement de quelque importance, les habitants en profitent; les cortèges royaux suivent la rue lors du couronnement, et quand Charles I‘ est monté sur le trône, en 1625, Cowley a pu emplir ses yeux de sept ans des splendeurs du spectacle. Par là passent aussi les ambassadeurs étran-

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