‹ Abraham CowleyChapitre 150 sur 429 · Davideis, I, v. 730 (I, p · texte numérisé non relu

Davideis, I, v. 730 (I, p

50. The Shortness of Life, II, p. 450, L. 12. Cf. aussi : Of Solitude, st. 9 et 10 (II, p. 396).

51. Of Solitude, p. 394, 1. 1; Ode. Upon Liberty, st. 5, p. 390; et Of Agriculture, p. 401, I. 1.

52. Lonce. In praise of countrey Life (édition de 1883, I, p. 34). — W. DrumMonr. The praise of Solitary Life (édition 1856, p. 163). — F. BEAuMoNT. The Praïses of a country Life (édition Chalmers, vol. VI, p. 209). — K. Pæirrps. À Countrie Life (SAINTSBURY. Minor Caroline Poets, vol. I, p. 558). — H. VauGxax. The old Man of Verona (édition Grosart, 1871, vol. III, p. 235). — C. Corrox. The Retirement, Contentation (édition John Beresford, 1923, pp. 45 et 90). — Ph. Avyres. {n praise of a country Life (SawrsBurx. Minor Caroline Poets, vol. II, p. 332). — John Nornis. The Retirement, p. 24; Sitting in an Arbour (p. 40); My Estate (p. 73); Content (p. 77) (Miscellanies…., 1687).

des anciens et des modernes n’a fait que fortifier en lui des préférences innées, et chacune de ses pages révèle sa sincérité.

Mais cette solitude féconde n’est pas, déclare-t-il, accessible à tous. Matériellement et moralement, certaines conditions commandent la voie qui mène au vrai bonheur, et y multiplient les obstacles. Dans l’état de pauvreté, le souci de la subsistance journalière absorbe toutes les énergies. La richesse n’est pas davantage favorable, car il est difficile de s’arracher aux jouissances matérielles que l’argent procure. La condition idéale pour atteindre la félicité, c’est celle des hommes que le sort propice, en leur accordant une aisance honnête, a placés à la campagne. Le nécessaire, c’est la possibilité du repos dans le calme. La vie simple du sage n'exclut pas le confort. Nous le voyons bien dans le tableau qu’il brosse, au cours de son essai of Greatness, de l’existence telle qu’il la conçoit 53. Si au nécessaire se joint le superflu, il ne le refusera point. Son idéal est celui que Virgile a eu le bonheur de réaliser : « studiis florere ignobilis otii » 54; c’est aussi celui qu'Horace résume dans la formule « aurea mediocritas ».

A ces conditions matérielles, viennent s’en ajouter d’autres, d'ordre moral. Car ce n’est pas d’un épicurisme grossier que rêve Cowley, et les hommes d’esprit pauvre et étroit ne peuvent espérer y atteindre. Les sens n’y trouvent point de place; celui qui aspire à vivre dans la solitude doit, avant toutes choses, « déraciner de son âme toutes les passions ». Elles y sont plus dangereuses encore qu’à la ville, car rien ne leur fait contrepoids. Mieux vaudrait, dit Cowley, se trouver au milieu d’une foire que dans une forêt, si l’âme est en proie à un désir passionné; à la foire, on ne risque que d’être dévalisé, dans la forêt on peut être assassiné 55,

Mais ceci n’est que la partie négative du programme. La solitude ainsi obtenue, la liberté morale ainsi acquise, il faut pouvoir en jouir et s'écrier avec Scipion : « Nunquam minus solus quam cum solus ». Or c’est une des plus étranges contradictions de la nature humaine que les hommes s’aiment plus que tout au

53. Of Solitude, p. 394, 1. 24; Of Greatness, II, p. 428, 1. 28 et p: 431, 1.250. 54. The Garden, II, p. 421.

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