Cité par SarnrsBury. Miscellaneous Essays.., D
sion comme l’amour ne lui fait pas peur. Cowley, au contraire, ne sépare pas le bonheur de la religion, son idéal est, avant tout, celui d’un chrétien sincère, et on a pu définir avec justesse son épicurisme : « Church of England epicureanism » 92. En outre, par son aversion pour les femmes, par son amour convaincu de la solitude, il se rapproche de la doctrine primitive plus que la plupart de ses contemporains. Cependant, comme eux, il affaiblit son austère simplicité, il la rend plus accessible à la moyenne des hommes et il l’enjolive par le cadre pastoral qu’il lui donne : des fleurs et des jardins.
Ce n’est pas sans raison que l’on a pu parler du quiétisme de Cowley 93. C’est bien, en dernière analyse, vers la paix qu'est orientée sa philosophie, paix de l’âme et du corps, que l’on assure, au risque de paraître égoïste, en se libérant des passions humaines, en fermant autant que faire se peut la porte aux soucis troublants, en visant, en un mot, à réaliser dans sa plénitude l’harmonie intérieure qui seule assure le bonheur, et en se réfugiant, pour mieux la réaliser, au sein de la nature et loin des hommes.