‹ Abraham CowleyChapitre 177 sur 429 · À Proposition…., p · texte numérisé non relu

À Proposition…., p

3. Cowley parle souvent, avec mépris, des philosophes de profession, les « Schoolmen », et compare, nous l’avons vu, leur travail à des toiles d’araignées, fines mais fragiles (Cf. Wisdom, 1, p. 86, v. 1; The Soul, I, p. 107, v. 1; Life and Fame (I, p. 203, st. 1, v. 3). Il laisse résolument de côté la métaphysique (Of Agriculture, II, p. 404, 1. 13), et ce scepticisme vaut une condamnation.

commentateurs. La philosophie du « puissant Stagyrite » n’a pas subi sans dommages cette admiration indiscrète. Longtemps, elle a maintenu sur les esprits son glorieux empire; mais les scolastiques, à force de vaines subtilités, l'ont vidée de son contenu et comme de son âme. Elle est devenue entre leurs mains une chose inerte 4.

Ce qui est vrai de la philosophie d’Aristote l’est de toute la philosophie (par philosophie, Cowley entend naturellement tout ce que l’homme peut savoir, les diverses branches de la science, aussi bien que la philosophie proprement dite). On peut, dit Cowley, se la représenter comme un enfant bien doué, et devant à sa majorité jouir d’un immense domaine, Mais ses tuteurs coupables l’ont jusqu’à présent tenu en tutelle, et ils ont réussi à maintenir leur autorité sur lui, en le gardant prisonnier et er lui laissant ignorer, les uns par négligence, les autres par ambition, ses talents et son avenir.

That his own business he might quite forget, They amus’d him with the sports of wanton Wit, With the Desserts of Poetry they fed him, In stead of solid meats t’encrease his force; In stead of vigorous exercise they led him Into the pleasant Labyrinths of ever fresh Discourse : In stead of carrying him to see The Riches which doe hoorded for him lie In Natures endless Treasurie, They chose his Eye to entertain (His curious but not covetous Eye) With painted Scenes, and Pageants of the Brain 5.

Comme en matière d'éducation, Cowley proclame ici la faillite du Moyen Age et des Universités qui continuent sa longue erreur. Il trouve nécessaire de faire table rase du passé, et d’édifier sur des principes entièrement nouveaux la science de l’avenir.

Il affirme d’abord sa foi dans le progrès. La vie est une perpétuelle évolution. L’humanité, loin de rester stationnaire, va toujours de l’avant, et celui qui s’arrête est laissé en arrière. Aristote

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