‹ Abraham CowleyChapitre 193 sur 429 · Cf. le poème à Lord Broghill, st. 3 (I, p · texte numérisé non relu

Cf. le poème à Lord Broghill, st. 3 (I, p

12. The Praise of Pindar, st. 2, v. 7 et st. 3, v. 8-11 (1, p. 179).

13. On the Death of Mr. Crashaw, v. 59 (H, p. 49). Cf. encore Her Name, st. 4 (I, p. 136); The Resurrection, st. 2, v. 5-9 (I, p. 182); et Ode. Sitting and Drinking in the Chair, st. 4, v. 18 (I, p. 413).

14. Préface, p. 12, 1. 39; Dav., I, n. 1 (, p. 266), et v. 781... (1; p' 261):

RE ENT EPL Ta A NC A LL Sn te MAD SE TUE AUS } EEE

scurril Laughter, or at best on the confused antiquated Dreams of senseless Fables and Metamorphoses 15.

Cowley flétrit donc, tour à tour, tous les genres poétiques en honneur de son temps : poèmes de circonstance, poèmes d'amour, satires, récits empruntés à la mythologie. C’est d’ailleurs au nom de limitation intelligente de l'Antiquité qu’il écarte les sujets mythologiques. Lorsqu'ils les choiïsissaient, en effet, les anciens chantaient leurs héros et leurs Dieux. Ils y croyaient. Reproduire des légendes que nous trouvons en nous-mêmes absurdes, n’est pas rester fidèle à l’esprit des anciens, et le poète moderne, pour faire œuvre semblable, doit prendre comme sujet de son inspiration la religion à laquelle il croit 16.

Un seul genre demeure au chrétien sincère, la poésie religieuse. Cowley loue hautement Crashaw d’avoir su ramener, par ses chants, les Muses vers Dieu :

Long did the Muses banisht Slaves abide,

And built vain Pyramids to mortal pride;

Like Moses Thou (though Spells and Charms withstand)

Hast brought them nobly Home back to their Holy Land 17.

Le poète a pour premier devoir de consacrer, comme Crashaw, son talent à célébrer Dieu et la création. Il y trouve encore l’occasion de produire une œuvre de qualité supérieure, car sa beauté croît avec la beauté du sujet; et où trouver des thèmes plus sublimes que dans la parole divine? La Bible, reflet de la divinité, doit être l’aboutissement de toute la poésie comme elle en a été la source. Le Livre Saint abonde en motifs poétiques dont la splendeur égale, si elle ne les dépasse pas, celle des plus célèbres légendes de l’Antiquité. Et le poète, abordant ce monde nouveau, loin de se trouver enchaîné et gêné, y découvrira une liberté supérieure. Les sujets se présenteront à lui, plus variés, plus captivants, plus élevés, « et il ne se trouvera pas à l’étroit parce qu'il sera borné au ciel » insiste Cowley avec malice 18. « Tous les livres de la Bible, sont par eux-mêmes les plus admirables et les

15. Préface, p. 12, 1. 28; cf. aussi On the Death of Mr. Crashaw, v. 18 (I, p. 48), et Daw., I, v. 37 (I, p. 243).

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