Par Ryrmer. Mr. Rapin's reflections… preface, p. xxx
61. « Pour cette liberté que je prends d’introduire une ode dans un Poème Héroïque, je n’ai ni appui ni exemple. Aussi, comme les hommes qui s’aventurent sur un nouveau rivage, je dois en supporter les risques. Nous devons parfois oser innover,
« Nec minimum meruere decus vestigia Graeca Ausi deserere… Hor » (I, n. 41, p. 277).
62. Ceux-ci se sont montrés plus hardis. Logiques avec eux-mêmes, ils rejettent tous liens. Davenant refuse l’appui des Anciens et motive ce refus de critiques sévères. Habbes le félicite de n’avoir écouté que sa raison et d’avoir su par exemple résister à la règle qui oblige les poètes à ouvrir leurs poèmes par des invocations à la divinité, « si bien qu’ils écrivent non selon les règles de leur raison mais d’après la mode des temps précédents ». Ce qui était légitime pour les païens, alors que les poètes étaient réellement des prêtres, ne l’est pas pour nous : « Je ne puis pas voir pourquoi un chrétien trouve qu’il orne son poème, soit en profanant le vrai Dieu, soit en invoquant une fausse divinité, si ce n’est par l’imitation déraisonnable d’une coutume, d’une sotte coutume... » (Gondibert. The answer of Mr. Hobbes…., p. 369. Chalmers’s English Poets, vol. VI). Cette critique ne pourrait-elle pas s'appliquer à Cowley ?