The Injoyment, st. 1, p
58. Dans la strophe 3. Cf. aussi Wisdom, p. 86; Dialogue, v. 54, p. 148.
59. La plus brutale se trouve dans The Innocent Ill, st. 2, p. 146 :
Thou with strange Adulterie
Dost in each breast a Brothel keep; Awake all men do Lust for thee,
And some enjoy Thee when they sleep.
avoir songé, et lorsque, dans Maidenhead, il analyse le fait de la virginité, c’est en médecin qu’il l’étudie, sans aucune intention iégère. La plupart du temps il généralise au point de perdrè contact avec la réalité de l’amour. Il peint des désirs plus que des jouissances, et encore plus de désespoirs que de désirs. Nous l’aimerions plus terre à terre parce qu’il serait plus vrai.
D'autre part, nous avouons ne trouver nulle part la « tendresse amoureuse », la « tendresse expressive » qu’y ont vu Sprat et Cibber 60; encore moins « l'émotion véritable, la passion réelle, et le langage du cœur », que Grosart, dans son enthousiasme intransigeant, nous somme d’y découvrir 61. Sprat est beaucoup plus près de la vérité lorsqu'il montre que la valeur de The Mistress réside dans une sorte d'enseignement qui s’insinue partout, et dont le lecteur peut tirer profit 62. Chaque poème enrichit l’esprit du lecteur, soit par un apport direct d’idées neuves, soit indirectement, en stimulant sa pensée.
Certes, nous trouvons ça et là, dans des strophes détachées, des élans de lyrisme pur, harmonieux de forme, et d’une élégante limpidité de sentiments, où Cowley se révèle l’égal des poètes cavaliers, des « doux chanteurs » du temps. Telles, comme nous avons pu le voir, la première strophe de The Injoyment, pleine d’une volupté sereine, ou la grâce légère du début de The Change, telles, dans The Waiting-Maïd, la troisième strophe, si riche et si simple à la fois :
The’adorning thee with so much art, Is but a barb’arous skill;
’Tis like the poys’oning of a Dart Too apt before to kill 63.
Il semble que parfois il laisse couler librement, au début, la source de musique harmonieuse et simple qui dort en lui. Mais il redevient vite le disciple appliqué de Donne, et dès la seconde strophe la pensée et la forme se tourmentent sous les efforts du « wit ». Ses élans de pur lyrisme ne sont que de brèves échappées.
60. SPRAT. Account, p. xx1: Th. CIBBER. The Lives of Great Britain and Ireland.…., 1753, vol. II, p. 55.