‹ Abraham CowleyChapitre 279 sur 429 · Préface au vol. de 1656, pp. 7 et · texte numérisé non relu

Préface au vol. de 1656, pp. 7 et

Smooth-paced Eloquence joyn with it,

Sound Memory with young Invention place, Harness all the winged race.

Let the Postillion Nature mount, and let The Coachman Art be set. 9.

Sous son revêtement fantasque, on retrouve ici la théorie et la méthode analytique de Hobbes. C’est sans doute aussi à l'influence de Hobbes que nous devons lode Of Wit, où il s'efforce de définir la base psychologique, et comme le mécanisme de la création poétique 10.

Enfin le sens de l’évolution historique dont nous apercevons la

naissance timide chez S. Daniel 11 s'affirme avec éciat dans sa

théorie de la traduction et surtout dans sa tentative de résurrection de l’ode pindarique, lorsqu'il se préoccupe de distinguer, dans l’œuvre du poète grec, le permanent du périssable, et d'observer les règles universelles de l’art tout en tenant compte des variations du goût 12.

Comme Jonson et Davenant, il ne se borne pas à formuler des théories : il juge des œuvres. Et ici il rivalise victorieusement avec ses devanciers. Certes, ses appréciations ne sont ni très nombreuses ni très longues. Mais le désir d’explication et d'analyse s’y manifeste clairement, et l’on peut affirmer désormais que la critique littéraire est née.

Dans ses jugements, les Anciens occupent la place d'honneur. N’est-il pas naturel qu’il cherche à estimer exactement ceux qu'il choisit pour guides ? Il définit finement l’œuvre de Virgile :

… Virgil the Wise,

Whose verse walks highest but not flies,

Who brought green Poeste to her perfect Age, And made that Art which was a Rage... 15.

et celle d’Anacréon :

All thy Verse is softer far Then the downy Feathers are,

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