‹ Abraham CowleyChapitre 300 sur 429 · The Plagues of Egypt, st. 9 (I, p · texte numérisé non relu

The Plagues of Egypt, st. 9 (I, p

« impatient Rage », envious Age », « a greedy vulture » 51. Mais Cowley est, à cet égard, resté écolier toute sa vie, et nous voyons subsister, dans son œuvre de la maturité, l’abus de l’épithète conventionnelle, incapable de décrire ou d'évoquer. Raconte-t-il un combat entre un aigle et un dragon, le dragon est « wrathful » et l'aigle « warlike »; les taureaux choisis pour le sacrifice sont « fair bullocks », à moins qu’ils ne soient « fierce », comme les tigres; le marchand est « greedy », l’ivoire « rich » 52. Il n’y a pas jusqu’à ses essais de réalisme qui ne touchent au lieu commun.

À Bear and Lyon by fierce Hunger led, Broke from the wood, and snatcht my Lambs away; From their grim mouths I forc’d the panting prey 53.

Dans le domaine du lyrisme amoureux, par souci de fidélité à la phraséologie galante, il accumule les « my fair one », « my fair star », « bright maïd », « bright thou », modest flames », delightful pain », « tender wound » 54.

Cependant, à côté de ces épitnètes impersonnelles, d’autres manifestent un effort d'originalité, le poète les renouvelant par le sens qu’il leur donne ou l’atmosphère dont il les entoure. Dans ce groupe, fait remarquable, les épithètes purement descriptives sont rares. Cowley n’a évidemment pas le goût du pittoresque. Il voit le monde extérieur avec des yeux indifférents, et nous sommes agréablement surpris quand nous rencontrons une évocation gracieuse, du genre de celle-ci :

Love in her sunny eyes does basking play 56.

Mais c’est une lueur fugitive de beauté, et nous retombons vite

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