‹ Abraham CowleyChapitre 303 sur 429 · The Praise of Pindar, n. 1, st. 4, p · texte numérisé non relu

The Praise of Pindar, n. 1, st. 4, p

85. Constantia, v. 19, II, p. 7, v. 477, p. 23, v. 105, p. 10; Ode IV (Sylva, IL, p. 62); Eccho, p. 107; The Spring, st. 3, p. 71; To Light, st. 21, p. 447.

poèmes, les ruisseaux et les arbres unissent leurs plaintes à celles des tragiques amants 86. L’accord entre la nature et le poète se poursuit dans les recueils de la maturité, William Hervey vient de mourir de la petite vérole en pleine jeunesse, en 1642 :

It was a dismal, and a fearful night,

Scarce could the Morn drive on th’unwilling Light,

When Sleep, Deaths Image, left my troubled brest By something liker Death possest 87.

La Restauration n’a apporté à Cowley qu’une déception cruelle; la nature se met à l’unisson de sa tristesse :

In a deep Vision’s intellectual scene, Beneath a Bow’r for sorrow made, Th’ uncomfortable shade, Of the black Yew’s unlucky green, Mixt with the mourning Willow’s careful gray, Where Reverend Cham cuts out his Famous way, The Melancholy Cowley lay… 88.

On a voulu voir là un lien entre Cowley et les Romantiques, et Grosart ne parle de rien de moins que de sa « wordsworthian seeingness towards Nature » 39. L'écart est immense, cependant. entre la fusion extatique de l’âme du poète romantique avec la grande âme de la nature, et l’utilisation raisonnée d’une figure de rhétorique par le poête raisonnable qu'est Cowley. Nous le voyons constamment faire participer, dans la Davidéide par exemple, le soleil, les fleurs, les collines aux actions humaines, sans qu’il pense aucunement à établir entre le monde et l’homme un lien mystique. Cette personnification des forces naturelles rentre dans les ressources dont il dispose pour embellir son œuvre 90,

86. Cf. Pyramus, v. 72 (II, p. 33), et Constantia, v. 29 ,p. 8, v. 113, p. 10 v. 229, p.14.

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