‹ Abraham CowleyChapitre 31 sur 429 · An Answer to an Invitation to Cambridge, II, p · texte numérisé non relu

An Answer to an Invitation to Cambridge, II, p

43. LANGBAINE. An Account of the English Dramatic Poets…. Exemplaire avec notes manuscrites de W. Oldys, conservé dans la bibliothèque du British

Museum.

révolte, et nous touchons ici au trait. le plus ferme de sa personnalité, par ailleurs si malléable : le respect de l'intelligence. Cowley ne conçoit pas que l’on puisse préférer l’exercice d'une faculté inférieure comme la mémoire à l’emploi de celle d’où naît la dignité humaine, la faculté de comprendre. Dès cettè époque, une sorte de probité intellectuelle l’oblige à essayer de tout analyser, de se rendre compte de tout par lui-même.

Là réside sa plus grande joie. Comme il nous le dit dans l'essai Of Myself, les jeux bruyants de ses camarades ne l’attiraient pas. Il préférait la promenade paisible en compagnie d’un ami sérieux comme lui, un ami comme John Nichols, qui le précède à Cambridge, comme Robert Meade, comme Ben Masters, aspirants poëtes eux-mêmes, si l’on en juge par leurs vers en tête des Poeticall Blossomes. Ou bien, à défaut de compagnon, il prenait un livre, et l’emportait pour le lire dans le calme de la campagne #4. Il n’a pas connu l’instinctive joie de vivre qui anime l’enfance, les élans irraisonnés de la jeunesse, le besoin de se dépenser en efforts physiques, en mouvements et en cris. De même, plus tard, il restera étranger aux entraînements de la passion. Cette répulsion pour les jeux où le corps et l’instinct trouvent seuls une satisfaction, ce désir de conversation et de lecture où seule l'intelligence peut s’exercer, nous permettent de classer Abraham parmi les intellectuels que domine la réflexion et chez qui les réactions spontanées sont faibles : dès maintenant, il s'affirme comme un cérébral et un contemplatif.

Dès ses années d’école, le démon poétique éveillé en lui par la lecture de Spenser se manifeste sous forme d'œuvres originales et lorsqu'il partira pour l’Université, il aura déjà pris rang parmi les poètes de son temps.

C’est en 1633 que paraît son premier recueil de vers : Poeticall Blossomes. Il comprend deux poèmes narratifs, Pyramus and Thisbe, et Constantia and Philetus 45, qui racontent tous deux

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