Love and Life, st. 1, p
Jonathan a combattu avec tant de courage qu’il valait à lui seul une armée :
Alone with various fate like to become Fighting, an Host : Dying, an Hecatombe 136.
Tant de variété, si consciencieusement acquise, ne saurait nous cacher l’unité profonde de ces conceits, le principe commun qui les unit. Ainsi que nous l’avons indiqué, le conceit a pour base le contraste entre l’anormal et le normal, la confusion volontaire entre deux ordres d'idées ou de faits. Comme Addison l’a remarqué dans sa page célèbre sur « mixt wit » 137, la plupart des conceits dont Cowley orne The Mistress ont pour origine la confusion du concret et de l’abstrait, du physique et du moral 138. Il parle de l’amour à la fois comme d’une passion et comme d’un feu véritable, par exemple lorsqu'il écrit, constatant combien le regard de sa maîtresse est froid, et cependant capable de l’enflammer :
What new-found Witchcraft was in thee, With thine own Cold to kindle Me ? Strange art ! like him that should devise To make a Burning-Glass of Ice... 139.
Il mêle la maladie d'amour et la maladie physique, le monde amoureux et le monde réel :
Med’cines may cure, but not Revive; And l’am not Sick, but Dead in Love; In Love’s Hell, not his World, am I; At Once I Live, am Dead, and Dye 140.
136. Dav., IV, v. 1046-7, p. 391. Cf. encore la conclusion de la première strophe de Against Hope (p. 109) :
« Tis Hope is the most Hopeless thing of all. »
Dans l’élégie sur Crashaw, le jeu sur la « Spotless muse » de Crashaw se résume dans le vers :
« À fruitful Mother was, and Virgin too. »
(v."36;°p.- 18); etc.