‹ Abraham CowleyChapitre 315 sur 429 · Against Hope, st. 1, p · texte numérisé non relu

Against Hope, st. 1, p

dér-sr

Thou pleasant, honest Flatterer ! for none.

Flatter unhappy Men, but thou alone ! 162.

Ce n’est pas une pâle réplique. Nous ne trouvons pas là la négation laborieuse de ce qu’il avait affirmé, mais, en sens inverse, la même richesse de dialectique, la même sûreté dans le choix ingénieux des termes dont il se sert pour illustrer son idée. Il se montre capable de soutenir les thèses opposées avec une égale maîtrise, Car, pour lui comme pour son maître Donne, l’idée elle-même. compte moins que son exploration psychologique. Et le conceit qui lui sert dans ses analyses est véritablement le véhicule de sa pensée. Sous son apparence volontairement fantasque, on sent la vie intérieure d’un esprit actif 163.

A côté de ces conceits pleins, il s’en trouve malheureusement beaucoup qui ne reflètent qu’une activité toute extérieure. Ce ne sont plus des modes de pensée, mais des artifices de style, des formes vidées de leur contenu, qui, dépouillées de leur intérêt psychologique, tombent dans l’extravagance pure. L’association des idées remplace l’effort intellectuel, le choc des mots remplace celui des idées. Cowley tombe dans ce faux esprit qu’il condamne lui-même si justement dans son ode Of Wit. Il s’abaisse aux jeux de mots. La trompette du Jugement dernier réveillera les morts :

This mightier Sound shall make its Hearers Ears 164.

La trompette de la Renommée ressemble à celle du Jugement Dernier :

Sure I Fames Trumpet hear, It sounds like the last Trumpet; for it can Raise up the buried Man... 165.

Sa maîtresse se baigne et l’eau la lui dérobe :

Half their rich treasures so Maids bury; and for ought we know, (Poor Ignorants) they’re Mermaids all below 166.

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