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l'exception qui confirme la règle. Elle satisfait le besoin de stabilité et d’ordre qui gouverne en partie Cowley, tandis que son désir, non moins spontané, de variété, lui fait considérer comme dangereusement monotones les rythmes isométriques et le pousse aux combinaisons de mètres différents. C’est ce désir de variété dont nous allons constater à nouveau ia présence en étudiant les systèmes strophiques, les moules dans lesquels il a coulé ses mètres.
Cowley a écrit en distiques, en strophes lyriques, en vers libres. C’est dire qu'il a utilisé tous les modes d’expression poétique. Tous, sauf un : car il n’a employé que fort peu le vers blanc, seulement dans son théâtre, où l’usage le rendait obligatoire 57.
Ce vers blanc de Cowley est d’ailleurs honorable. Il profite avec habileté des variations accoutumées, enjambement, diversité de coupes, syllabe finale hypermétrique. Mais il donne, dans l’ensemble, l'impression d’une fluidité un peu lâche, comme le montre l’exemple suivant, pris au hasard dans Love’s Riddle :
Unhappy man ! when I begin to cloath
My Love with words, and court her with perswasions, She stands unmov’d, and doth not cleare her brow
Of the least wrinkle which sate there before;
So when the Waters with an amorous noyse
Leape up and downe, and in a wanton dance
Kisse the dull rocke, that scornes their fond embraces, And darts them back; till they with terror scattered, Drop down againe in teares.. 58.
Cowley a senti le besoin de la rime : le son final rend le rythme plus sensible et plus clair. Et la soif de régularité, d’ordre extérieur, qui est la note dominante de la période ne trouve-t-elle pas son expression dans ce retour à la rime? Cowley s’écrierait volontiers, avec J. Beaumont :
57. Dans Love’s Riddle, d’un bout à l’autre; dans les parties sérieuses de Guardian, qui se retrouvent, fort réduites, dans Cutter of Coleman Street. Cette dernière réduction est significative : en l’espace de vingt ans, la rime a gagné du terrain sur le vers blanc.