‹ Abraham CowleyChapitre 332 sur 429 · Cf. SarnTsBuRY. Op. cit., II, pp · texte numérisé non relu

Cf. SarnTsBuRY. Op. cit., II, pp

61. Nous adoptons les chiffres cités par Mac Bryde à la suite de son étude sur la Davideide (p. 83). Sans doute, comme le fait remarquer P. Legouis (Marvell, p. 158), ces statistiques précises reposent-elles sur « la base peu solide de l’appréciation personnelle », mais si cette base reste la même dans l'appréciation de l’œuvre entière, les chiffres, tout en gardant une valeur relative, n’en sont pas moins exacts les uns par rapport aux autres, et permettent la comparaison des diverses périodes.

62. On His Majesties Returne.…., 42 % et 44 %. L’élégie sur Mrs. Whitfield, 44 % et 38 %. Celle sur Littleton, 28 % et 28 %. Le poème à la duchesse de Buckingham, 46 % et 30 %, celui qu’il adresse à son parrain, 23 % et 20 %. Nous ne parlons pas de la satire À Poeticall Revenge, où l’intention humoristique fait de l’enjambement la règle, avec 66 % et 71 Je.

les enjambements ne se répartissent pas également. Au contraire, tantôt ils s'accumulent, tantôt ils disparaissent. Les deux formes du distique coexistent, et semblent s’affronter dans une joute incertaine. À côté de passages où l’enjambement domine, comme celui-ci :

But now at last the pitying God, o’recome By’s constant votes and teares, fixt in her heart À golden shafîft, and she is now become A suppliant to Love that with like Dart Hee’ä wound Philetus, and doth now implore With teares, ayde from that power she scorned before 68.

nous en trouvons d’autres où les distiques se succèdent, parfaitement isolés, enfermant étroitement le sens :

He was adorn'd, in yeeres though farre more young, With learned CicERoO’s, or a siweeter Tongue. -

And could dead ViIRGIiL hear his lofty straine,

He would condemne his owne to fire againe.

His youth a SoLons wisdome did presage,

Had envious TIME but given him SoLons age 64.

Le jeune poète sent d’ailleurs touté la valeur épigrammatique de l’instrument et lui fait porter ses moralisations puériles :

Who leaves to guide the Ship when storms arise, Is guilty both of sinne and cowardise 65.

Le voici donc à la croisée des chemins : entre la liberté et la règle que va-t-il choisir? Ses poèmes suivants nous donnent la réponse : il ne choisit pas, il concilie. Une évolution se marque néanmoins vers la régularité. Si les enjambements subsistent, leur nombre diminue, et le distique, gagnant en assurance et en vigueur, devient l’unité réelle. Même lorsqu'il enjambe, il ne se disloque pas. Si l’idée ne peut s'exprimer en deux vers, et elle le fait souvent, elle s'étend sur deux, parfois sur trois distiques qu’elle unit sans les priver de leur individualité. C’est ce que nous montre la pièce dédiée à Lord Falkland, en 1639. La pro-

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