‹ Abraham CowleyChapitre 341 sur 429 · The Muse, st. 3, p · texte numérisé non relu

The Muse, st. 3, p

124. Brutus, p. 197. Cf. aussi l’épouvante de la fin du monde (The 34 Chapter of Isaiah, st. 3, p. 212) ; la méditation lente et triste sur notre impuissance (Destinie, st. 2, v. 10.., p. 193); l’analyse tourmentée de la notion de Vie (Life and Fame, st. 1, p. 201),

lointaines recherches, comme très discutable. Cowley a prévu ce reproche, et y a répondu par avance, en assurant que l’harmonie de ces vers était parfois difficile à saisir, mais qu’elle existait réellement, et que tout bon juge la découvrirait 125. Au risque de nous ranger parmi les lecteurs obtus, nous avouons ne pas toujours l’apercevoir. Lorsqu'il écrit :

This shining piece of Ice Which melts so soon away With the Suns ray, Thy Verse does solidate and Chrystallize, Till it a lasting Mirror be 126,

nous trouvons aptes à traduire la fonte rapide de la glace au soleil, les vers légers et fuyants du début, puis l’emploï du décasyllabe solide pour peindre la cristallisation. Mais pourquoi le même rythme sautillant sert-il à décrire la vieillesse robuste de Hobbes?

But all which thou hast bin, And all that Youth can be thou’rt yet, So fully still dost Thou Enjoy the Manhood and the Bloom of Wit, And all the Natural Heat, but not the Feaver too 127.

On pourrait multiplier les exemples de ces sautes de rythme inexplicables, ou que peut seul expliquer un désir de variété à tout prix. Mais ces défauts sont la rançon de hautes et fréquentes réussites : le laid voisine avec le beau, l’inexcusable avec le légitime. Que conclure, sinon qu’une fois encore, Cowley nous déconcerte ? Ce que nous constatons dans l’ode pindarique, ne le retrouvons-nous pas dans toute sa métrique, dans tout son style poétique ?

Nous sentons en Cowley un vrai poète. Il a le sens de l’harmonie, et ses réussites métriques n’ont d’égales que ses félicités ver-

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