An Answer to an Invitation to Cambridge, II, p
lui permettra d'entrer soit à Christ-church, Oxford, soit à Trinity College, Cambridge, en qualité de Westminster scholar. Il semble qu'il ait posé sa candidature à Cambridge plutôt qu’à Oxford, malgré les avantages supérieurs qu’il aurait trouvés dans cette dernière Université 59. .
Peut-être des amitiés attirent-elles Cowley à Cambridge, peutêtre lui ordonne-t-on de s’y destiner. En tout cas, nous allons le trouver inscrit à l’Université de Cambridge avant même qu'il ait passé le concours des bourses.
Dans ce concours, les sept examinateurs qu’il a déjà affrontés six ans auparavant, comme « candidat mineur », vont cette fois interroger en lui le « candidat majeur ». Il y a là John Williams, le doyen, Lambert Osbaldeston son maître, et un prébendé, qui représentent l’école, mais plus formidables, parce que représentant l’Université, le doyen de Christ-Church et le maître de Trinity, assistés chacun par un professeur de leur collège. L'examen se passe suivant les méthodes traditionnelles : outre la « declamation », ou développement sur un thème donné, qui doit révéler chez le candidat les aptitudes à l’éloquence, figure parmi les épreuves, l’interrogation de grammaire qui doit prouver la connaissance du latin par celle des règles. Or Abraham, qui sait le latin et peut appliquer les règles, est incapable d’en réciter l'énoncé théorique. La faute est impardonnable, et le jury refuse de l’admettre comme boursier de Westminster.
59. Le Westminster scholar élu à Christ-Church est assuré d’obtenir un « Studentship » et un « fellowship ». A Trinity College, au contraire, on doit commencer, avant de recevoir la bourse, par faire un an comme simple étudiant, et on doit ensuite conquérir de haute lutte le titre de fellow.