SPRAT. Op. cit., p. V, VI
tant de ses legs particuliers), le priant de l’accepter « comme un petit souvenir de ses anciennes bontés pour moi » 51.
Du dehors même lui viennent des appuis, comme celui du célébre Sir Kenelm Digly, aux aptitudes si diverses, auquel en 16390 il dédie sa comédie pastorale Loves Riddle 52. La nature des services que Digby a pu lui rendre nous échappe. Sans doute, Cowley lui ayant été signalé comme un génie en herbe, s’est-il intéressé à son éducation, en ami des lettres, et lui a-t-il fourni le moyen de poursuivre sa carrière sans entrave, en l’aidant matériellement à vivre 53.
Mais protecteurs ou maîtres ne jouent qu’un rôle extérieur, pour ainsi dire, dans sa vie d’étudiant. Plus intéressants à connaître sont les amis de son âge, ceux qu’il choisit comme camarades d’études où de jeux, et dont il fait les confidents de ses pensées. Avec eux, nous pénétrons dans son intimité. Certains méritent particulièrement de retenir notre attention, car ils resteront ses amis jusqu’au bout et se trouveront mêlés activement à son existence. |
De ce Nichols, auquel il écrivait de Westminster, nous n’entendrons plus parler 54 Mais nous voyons paraître des figures nouvelles : tout d’abord nous connaissons celui qui fut son compagnon de chambre dans le collège. C’est un certain Robert Cresswell, plus âgé que lui, car il était arrivé en 1632 à Trinity comme boursier de Westminster. Lorsque Cowley pénètre à son tour à l’Université, Cresswell vient de conquérir le grade de bachelier ès arts (1636), et il ne tarde pas à être choisi fellow (1637) 55. Etant donné leurs titres respectifs de fellow et de boursier, ils ont le droit de n’être que deux dans leur chambre,
51. Cf. le testament de Cowley : « To Thomas Fotherby of Canterbury, esquire, one hundred pounds which I beseech him to accept of as a small remembrance of his ancient Kindness to me. »
52. To the truly Worthy, and Noble, Sir Kenelme Digbie, Knight (II, p. 69).
53. STEBBING. Op. cit., p. 53. Un contemporain, John Aubrey, commente la dédicace de Loves Riddle, mais sans apporter d’éclaircissement. Il se contente d'affirmer que « Sir Kenelm fut toujours très bon pour lui » (J. Aubrey. Letters written by Eminent Persons in the seventeenth and eighteenth Centunies 1819, 11, p.326):