‹ Abraham CowleyChapitre 8 sur 429 · Woo. Fasti Oxontenses, II, p · texte numérisé non relu

Woo. Fasti Oxontenses, II, p

9. Par exemple, J. AuBREY. Brief Lives, chiefly of Contemporaries…., edited by A! Clark, 1896, I, p. 189; E. Pmirrpps. Theatrum Poetarum.…., 1675; G. LANGBAINE. An Account of the English Dramatic Poets…, 1691, I, p. 78; Biographia Britannica, édition 1789. IV, p. 366; S. Jonnson. Life of Cowley, p. 1; S. AzL1BoNe. À Critical Dictionary of English Literature.…., 1859, I, p. 437; H. Lucas. Curiosités dramatiques et littéraires, p. 173, etc.

lement la thèse de Wood, et s’ingénient à concilier son affirmation avec celle du testament. L’un d’eux, par exemple, suggère : « Il n’y a aucune raison pour que Thomas n’ait pas été épicier et n’ait pas eu en même temps la franchise de la corporation des libraires. Jacques I" n’était-il pas tisserand ? » 10. Ainsi le titre de libraire de Thomas aurait été purement honorifique, une sorte de consécration de sa prospérité, comme nous voyons l'usage s’en conserver de nos jours, et il aurait effectivement exercé la profession d’épicier.

Un autre, avec un désir évident de conciliation, insinue que Thomas pourrait bien avoir été « stationer, law-writer, or engrosser » 11. Une autre hypothèse plus intéressante est proposée par J. L. Chester; admettant l’erreur de Wood, il l’explique ainsi 12: Wood se serait trompé, non dans les faits, mais dans les dates. Thomas était bien, selon les termes du testament, libraire dans la paroisse de St Michael at Querne; mais, à sa mort, sa veuve, ne pouvant sans doute continuer de tenir la librairie, ni subvenir aux besoins d’une famille nombreuse avec les seules ressources laissées par son mari, serait allée ouvrir un commerce d’épicerie dans la paroisse de St Dunstan, dans la rue indiquée par Wood. Et nous pouvons admettre cette hypothèse, ingénieuse et plausible, bien que nulle preuve ne vienne l’appuyer.

Le fait important reste que Thomas était réellement libraire. Ce n’était pas pour lui un titre honorifique, maïs bien sa profession. Les registres officiels de la corporation des libraires nous en apportent la certitude. Le 3 septembre 1599, Thomas Cowley est admis à la franchise 13. Le premier septembre 1600, il prend un apprenti 14. Le 30 juin 1604, nous le voyons admis sous serment dans la maîtrise, il paye deux livres à cette occasion 15. Le 4 octobre de la même année, il est mis à l’amende de 12 pence, ainsi

Page 1