‹ Abraham CowleyChapitre 96 sur 429 · EveLyn. Diary (édition Bray, p · texte numérisé non relu

EveLyn. Diary (édition Bray, p

2. Cf. Masson. Life of Milton, vol. VI, p. 13. La date figure sur un exemplaire du British Museum dans les « Thomason Tracts ».

3. Cf. la note de G. B. Hill dans son édition des Lives of the English Poets de Johnson (1905), vol. I, p. 13.

cde, imposante, avec ses dix-neuf énormes strophes pindariques, déborde de loyalisme louangeur. Cowley ne veut oublier personne, et le roi, la reine, la famille royale au grand complet, Monck, le Parlement lui-même, reçoivent leur part de flatterie. Sans doute espérait-il par son zèle et son ardeur regagner complètement la faveur royale.

L'heure est propice, en effet, aux courtisans. Les puritains, pourchassés, laissent vacants tous les postes publics. Les royalistes, au retour d’un long et ruineux exil, se ruent à l’assaut de ces places. Chacun proclame ses titres à une récompense. Une pluie de requêtes, de pétitions, s’abat sur les ministres de Charles. On intrigue, on se bat autour des sinécures.

Cowley attend sans crainte : successivement Charles [°” et Charles II lui ont promis le poste de « Master » du « Savoy Hospital ». Dès son séjour à Oxford, Charles I“ écrivait à la reine que Cowley recevrait ce poste quand lui-même pourrait en disposer, et, le 30 janvier 1653, son fils et successeur signait un ordre lui attribuant cet emploi 4.

Assuré d’avoir, dans son ode, éloquemment proclamé son loyalisme, confiant dans la parole royale, appuyé par Lord Jermyn et par le duc de Buckingham, Cowley se sent évidemment plein d'espoir. Il compte, grâce à cette situation, mener enfin une vie large et indépendante. La déception va lui être d’autant plus cruelle que ses espérances étaient plus certaines.

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Or la direction du Savoy Hospital est très convoitée, les candidats sont nombreux. Parmi les rivaux de Cowley nous trouvons en particulier Thomas Warmstry, D. D., et Gilbert Sheldon également D. D. et au lieu de Cowley, c’est ce dernier que le roi, revenant sur sa décision, finit par choisir. Sheldon était un homme remarquable sans doute, mais il était déjà pourvu de charges lucratives, et comblé d’honneurs : directeur d’AIl Soul’s College à Oxford, doyen de la chapelle royale à Windsor, bientôt évêque de Londres.

4. Nous trouvons ces précisions dans la supplique même de Cowley, dont nous allons parler,

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