IS
devoir sacré,
MAntIJE DU XVTK SIECLK.
e n'est plus la guerre, dont lu chaleur excuse loul; c'est l'assassinat.
M. de Vivonne fit embarquer, quelques jours après, 14 octobre, sur ïingt ,'jalères, avec M. Boesset de La Villedieu, douze ceuts hommes de troupes de lerre, et un dctuchcment de l'infuntcrie des galères. 11 donna ordre àM. de La Villedieu d'aller débarquer sou monde à Taormina. Los galères partirent ; mais , accueillies par uu grand vent 'qui menaçait d'un uaufra<je en mer ces navires chargés d'hommes, ' elles furent obligées de revenir à Messine. Elles étaient déjà ù Cala- ''aia. Le projet sur Taormina fut donc ajourné , jusqu'au jour où le ' fent plus calme et d'ailleurs favorable permit aux troupes de remonter à bord. Ce fut le 11 octobre 1676. On partit. I^ mer était grosse r le rivage de Taormina , et le débarquement fut jugé impossible On 8u moins tré^dangereux. Ou rétrograda jusqu'à Messine, où l'on resta quatre jours. N'ouvel embarquement, nouveau départ, et cette tais henreuK succès. Taormina fut pris. M. de La Villedieu fut blessé '■d'un coup de mousquet i> , et M. de Saint-Cla , qui menait le détacbement des troupes déterre, reçut deux blessures. Le château de la Blôle se rendit par capitulation , ainsi que Suint-Alexis ot le Crucilii, «château qui défendait le village de la Force (21-23 octobre), u Saint- I » Alexis, dit un témoin oculaire, M. d'Argone, est un château situé ■ comme Taormine " (sur le penchant d'une colline) ; ' quoiqu'il soit mM très-bon et qu'il fitt bien muni , le gouverneur eut Thonnfleté de le » rendre, pour donner un libre passage à notre armée. La Force est a village vis-à-vis de Saint-Alexis et uu pou plus élevé. Lesjorots I « vinrent au devant de M. le Maréchal, r Celle partie de la cam- Ipagne ne coûta ni sang ni peine à l'armée française, n Le 24, écrit . de Vivonne , ceux de Savoca m'envoyèrent des députés pour I Y me demander capitulation , aussi bien que ceux de Fiume-Denisi ; |« et le 2Ô, je m'arrêtai devant l'Kscalelte» (la S cal et la), « à dessein * de l'assiéger. •■
M. d'Argone parle ainsi de l'affaire de la Scaletla ; D Les troupes qui l'csioieat ou qui avoienl ordre Je revenir k Messine bloquèrent en ce tetnjis l'Escaletlc, avec les MËSsiiiois et les milices que le Sénat avoit miecs sur pied , sous le commaDdcment de Aeat jurais. Il y ivoit sur la nionlogne près l' Escalelte , un village nonirac Fiuroc-Denisi , qui B toujours clé compte pour le plus ennemi de Messine; les Messioois pour se veocger résolurent de l'allaqucr, le piller et le brûler, sans écoiilnr
Ciposition; mais ayant voulu tenter nn assaut, ils furent repousses consifl^rabli! An Imirs. M. le duc de Vivonnn l'iBnt arrivé, ce
aBHflHftM DU Ql'ESNE.
villagc-là se rendit Bans peine, ^- Le lendemain on commença le siège de l'EBcalclle. CellH pince est ssseï Torle ; elle est située sur la croupe d'une monlajioe; la mer la diSfend d'mi rôté; de deoi autres, dcni •p-andi raiines ■ (la protë<{enl) •■ et par le haut, un rocher fort escarpé. Koat n'étions guère en étal d'entreprendre un siège dans les Formes ■nenn équipage. Pour suppléer à ce défanl, M. de Prcuilly, qui i doit les tronpes des vaisseaux , campés le long de In marine i (le rivage la mer) '■ du cfllé de Messine (à Giampieri , selon M. de Vivonne), se »»• vil de canons des vaÎBseanx » (deux pièces, l'une de 18, l'autre de 12) u qu'il fit monter par les matelots, avec des palans cl des caliornes i (probablement BU moyen de rouleaux toiirnanl sous ces Tardeaui , à mesura qu'ils montaient, tirés par les palans accrochés à des esiropes placés ani tourillons) . u Le major des galères , dit M. dn Vivonoe , se chargea de la conduite du canon ; quoique le lieu fui prodigicusemenl haul et rapide, il ne laissa pas de faire monter deux pièces; on s'en esl seni fort utilement, ajoute M- d'Argono, parce qu'elles oommaniloicnt la ville. Il n'y a point eq de tranchée ouverte. •>
Du 20 octobre au A novembre, il y cul quelques nitaques deftS Français contre les ennemis, qui ne furent pns heureuses poma ceux-ci :
u Le 4 novembre, M. de Chèleannenf, commandant le \ Sans-Pareil, vint faire nne furieuse canonnade contre l'Escaletlc avi Saint-Miehel, que commande M. de Preuilly, le Vermnndoit, que e mande M. de Saint-Amans, et le Brusque, commandé par M. de La Mottfl J Cette canonnade dura longtemps et porla nne très-grande r mis. « (Lettre de M. de Vivonne au Roi; Messine, H novembre 1676.^1
La Scalctla capitula le !) novembre, et là finit la campagne e prise par Sï. le duc (Je Vivonne. M. d'Argone, officier des troupes d terre, termine sa lettre, écrite de Messine, le 12 novembre, frère, par ces phrases curieuses :
" VoWk grnssii'rement le aujet de la pièce ; vous verrez à Paris'qnufit de relations fardées, n — Celle de M. de Vivonne ne l'est gnère en somme ressemble à relie de M. d'Argone. — « Soyei persuadé eelle-ei ne l'est point... Tous les politiques feront sans doule de grandi raisonnements sur nos conquêtes ; roiu dtvei être persuadé que le hautrd y a plut ih part que la conduite de nos généraux. Les Espagnols sont eilrémement feibles, et nous un peu polirons. Nous vivons ici dans des irrésolutions tontinwelles , et les desseins sont éventés quinze jours avant qn'ila soient arrêtés. Tout le monde a part au conseil, et il suffit de savoir parler pour dire son avis et être cconlé. r, (Mofière avait dit. neuf ans auparavant : Il El c'est tout justement la cour du roi Pélaul. : dis pas davantage, n
'oat ^^