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30 ABRAHAM DU QUESNE. ll)TI-(lfig!)
Tois à bord des vaisseaux-, ne revinssent pas à terre, et quu rupture s'i-nsuivil.
L'opposition à la visite était venue principalement du chaf de la douane, et Du Quesne ne pouvait pas concevoir, dit M. Galland,
1 comment un douanier avait tant d'autorité dans une affaire qui ne B rcgardoit nullement la fonction de sa cliarr[e. ■
Peu de jours après cette tracasserie , Du Quesne entra en relation avec M. de Guilloragues par un échange de courriers, et alors il 8e mit en mesure d'e&éculer ses instructions en ce qui touchait la question du Sopha. Il envoya au Beg de Smyrne , par M. le chevalier du Mené, capitaine du Fleuron, une lettre qu'il adressait an Grand Vizir. M. du Mené avait ordre de prier le Ucg de faire parvenir celte missive à Gara Mustapha. Dervich-Oglou , le Beg, s'en défendit, disant
1 qu'il craignoit de s'attirer quelque affaire s'il s'en chargcoit » . Le chevalier chercha ailleurs, et le Cadi , moins timide, fit partir un messager qui remit le pli au Vizir. La lettre de Du Quesne portait que ' l'intention de Sa Majesté Louis XIV était de conserver tou- • jours l'ancienue amitié de la France avec la Porte ; mais que , " comme cette amilié devait être réciproque. Sa Majesté prélendoit « que ses Ambassadeurs fussent traités avec tout l'honneur qui leur >' étoit dû" , et que lui, Du Quesne, Lieutenant général des armées navales du Roi de France , venait par ordre de son souverain i^ pour H emmehcr M. de Guilleragues et les marchands français de Con- " stantinople et ceux de toutes les échelles du Levant, en cas que cet ^ Ambassadeur ne rcrOt pas l'honneur du Sopha, puisque cet hon- ■■ neur lui était dû, que ses prédécesseurs l'avaient reçu, et, de plus, Il qu'il venoit d'être distingué par dessus les autres représentants qui " avoient été introduits à la Porte, k la prière des Empereurs de '< Turquie et par l'entremise de leurs Ambassadeurs. ><
Nous n'avons pu savoir à quelle distinction nouvelle, accordée i M. de Guilleragues, et qui en devait faire un homme plus considérable aux yeux du Grand Vizir, fait allusion ce passage de la Icllre de Du Quesne, que reçut Gara Mustapha, sans punir le Cadi de Smyrne de la lui avoir fait parvenir, mais à laquelle il ne fît de réponse ni verbale ni écrite. 11 se contenta d'assembler le Divan pour l'instruire de la résolution de " l'Kmpereur de France " , et de faire délibérer sur la double question du retrait de l'Ambassadeur et de la présence d'une escadre française dans la mer ottomane. Ce ne fui pas en une seule séance que la chose fut examinée ; M. de tiuil-