Ulysses Grant est né à Point-Pleasant (Ohio), le 27 avril
Son père , d'origine écossaise, faisait le commerce des cuirs. A douze ans, Ulysses était déjà un homme. Il aidait son père, et lisait la vie de Washington, comme Lee, comme Lincoln, comme tout bon Américain. A l'école de son village, il prit le goût des mathématiques et put entrer à l'école de West-Pomt, le 1er juillet 1839. Il avait dix-sept ans.
Grant resta sous les drapeaux de 4843 à 1854. Dans ces onze années, il prit part à la guerre que le Mexique suscita aux États-Unis à propos de l'annexion du Texas, se distingua dans plus d'une bataille et reçut deux certificats de bravoure.
Après la paix de Guadaloupe il fut envoyé sur la frontière du Canada, puis dans la Californie et l'Orégon.
En 1 840, il épousa Julia T. Dent, fille aînée d'un marchand de Saint-Louis.
Six ans après, devenu capitaine, il donna sa démission et se retira près de Saint-Louis, où il se fit fermier. Il passa ainsi cinq années à la tête d'une exploitation de huit cents acres de terre.
En 1859, il alla habiter Galena (Illinois), où son père, le marchand de cuirs, lui offrait une place de teneur de livres, avec la perspective d'un intérêt dans son commerce.
Au premier appel de Lincoln, Grant leva une compagnie de volontaires à Galena. Quatre jours après, il était en route pour
Le 13 juillet il écrivit au vainqueur de Wicksburg :
« Mon cher Général,
« Je ne crois pas avoir jamais eu l'honneur de vous « rencontrer et je vous écris ces lignes pour vous « dire combien je vous suis reconnaissant des ser- « vices que vous avez rendus à notre pays. J'espérais « bien, en vous voyant approcher de Vicksburg, que « le succès final couronnerait votre entreprise, à en (( juger d'après vos premières opérations. Toutefois, « lorsque vous êtes descendu et avez pris le fort « Gibson, Grand-Gulf et les environs je pensais que « vous descendriez la rivière pour joindre le général « Banks ; et lorsque vous avez donné au nord, à, «l'est de Big -Black, je craignais que ce ne fût une « faute. Aujourd'hui, je me plais à reconnaître que a vous aviez raison et que j'avais tort. »
Au moment où Vicksburg tombait au pouvoir des édéraux, ceux-ci étaient également vainqueurs du côté de l'Atlantique.
Le général Meade sauvait Washington du plus grand péril que la capitale eût encore couru depuis le commencement de la guerre, en chassant des hauteurs de Gettysburg le général Lee, qui était forcé de battre en
Springfield avec ses hommes, entrait chez l 'adjudant-général et peu de temps après était nommé colonel du 21e de l'Illinois. Au mois d'août 1861, il fut promu par le président Lincoln au grade de brigadier-général. 11 devait commander la district de Cairo (Illinois,.
retraite après avoir de nouveau envahi leMaryland, et de laisser sur le champ de bataille dix mille prisonniers et sept mille blessés.
Le jour qui suivit cette bataille, et pendant lequel la nouvelle de la victoire se répandit dans tous les états du nord, était précisément le 4 juillet. Par une singulière coïncidence, bien faite pour frapper les populations à esclaves, c'est également le 4 juillet, alors que toutes les villes de l'Union célébraient avec en-' thousiasme la grande fête nationale et le triomphe du général Meade, que Vicksburg, le boulevard de la confédération rebelle sur le Mississipi , ouvrait ses portes au général Grant.
Ainsi la cause de l'Union remportait en même temps une grande victoire sur chacun des deux points les plus importants de l'immense territoire disputé. A l'est des Alleghanys, l'armée du Potomac dégageait Washington et reprenait l'offensive ; à l'ouest, dans la vallée du Mississipi, les soldats de Grant rouvraient aux vaisseaux du Nord le cours du fleuve, l'artère centrale du continent. «Désormais, dit M. Elisée Reclus, on considéra le Cap des tempêtes comme définitivement doublé, on sentit qu'en dépit de toutes les vicissitudes et de tous les malheurs tenus en réserve par l'avenir, le sort de la nation ne serait plus exposés aux hasard des combats et que les dernières journées, les plus sanglantes de la guerre, avaient été vraiment le paroxysme de la crise qui depuis deux années déjà mettait en péril le salut de la République. »
Par une proclamation du 15 juillet Lincoln fixa un
jour de prières nationales et d'actions de grâces pour remercier Dieu des succès qu'on venait d'obtenir. Elle était ainsi conçue :