‹ Abraham Lincoln, sa naissance, sa vie, sa mort [microforme]Chapitre 35 sur 36 · RP EN PEL APRCANECRA EE · texte numérisé non relu

RP EN PEL APRCANECRA EE

pose cette Chambre se sont élevées des voix unanimes pour flétrir un tel crime, et des expres- Que de rares et de sympathie à l'égard de la victime illustre et du peuple libre dont il était edigne chef,

« La chambre a résolu, à l'unanimité, de couvrir d'un crêpe, pendant trois jours, en signe de deuil, son drapeau, ct elle m'a chargé de vous faire savoir, par un message spécial, sa douleur, qui est aussi celle de l'Italie et de tous les amis de la liberte et de la civilisation.

« La nouvelle de l'attentat contre les jours du ministre Seward a inspiré les mêmes sen. timents,

« En remplissant, avec un triste empressement, la mission qui m'a été confiée, je vous prie, honorable monsieur, de vouloir bien agréer l'expression de ma sympathie et de ma considération,

« Le président de la Chambre des députés, « CASSINIS, D

Les correspondances de Stockholm nous ont appris que, le 24 avril, les habitants de Helsinghord avaient rédigé l'Adresse suivante, qui devait être remise à M. Lincoln :

« Monsieur le Président,

« Les membres de la commune de Helsinghorg, en Suède, tant hommes que dames, ayant reçu, dans une réunion solennelle, la nouvel'e de la prise de Richmond et de Petersburg, ont résolu de vous offrir l'expression de leur profonde vénération et de leur reconnaissance pour les services que vous avez rendus à la hherté et à l’humanité en proclamant l'affranchissement des esclaves. Que Dieu vous bénisse, vous ct votre nation. »

A l'heure où l’on rédigeait cette Adresse, celui que le peuple suédois glorifiait dans sa victoire était mort martyr du devoir.

« Le gouvernement impérial autrichien a fait exp'imer, immédiatement après qu’il eut appris l'assassinat du président Lincoln, ses profoniis regrets à l'ambassadeur des Et:ts-Unis d'Amérique à Vienne, et à Washington par l'intermédiaire de l'ambassa le autrichienne, ainsi que l'espérance que cet acte exécrable mexercera une influence défavorable ni sur le rétablis-

sement de la paix intérieure dans les États-Unis, ni dans les relations amicales de ces derniers avec les puissances étrangères.

Les manifestations particulières n'ont pas marchandé leur sympathie à l’'Amérique et se sont empressées de faire connaître la douleur que la mort de M. Lincoln inspirait à tous les cœurs généreux. En France, dès le 30 avril, les députés de la gauche adressaient au président du Corps législatif la lettre suivante :

« Monsieur le Président,

« En présence du malheur qui vient de frapper la République américaine et des démonstrations des parlements étrangers, nous ne pouvous dissimuler notre étonnement de n'avoir pas encore ét- convoqués en séarice publique, et nous vous prions, monsieur le Président, de donner satisfaction au sentiment si légitime que nous vous exprimons.

« Veuillez agréer, monsieur le président, l'expression de notre haute considération,

« Jules Favre, Jules Simon, Carnot, Pelietan, Guéroult, Garnier-Pagès, Lanjuinais, Glais- Bizoiu, Bethinout, J. Magnin, Ernest Picard, Dorian, Héuon. »

De leur côté, les journalistes se réunissaient et rédigeaient d'un commun accord l'Adresse suivante qui devait ètre transmise à M. le président Johnson :

« Monsieur le Président,

« La Constitution de votre pays a placé pour jamais la démocratie américaine au-dessus des coups dirigés contre les personnes, Où la hberté rè-ne, où la loi seule gouverne, les premiers magistrats peuvent périr sans que les institutions so ent ébraulé:s ou seulement menacées, Le regret et l'indignatiou peuvent agiter le peupie: la crainte ne saurait l'attemmire.

« Nous savons que ce sont là les heureuses conditions faites au peup'e des États-Unis par $es institutions,

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«Permettez-nous, cependant, de vousexprimer la douleur que nous fait éprouver la mort du citoyen qui vient d'être frappé. Abraham Linco'n sera regretté comme il était admiré par la démocratie francaise, Quel plus beau modèle, en effct, que ce gran 1 homme du peuple, ce travailleur parvenu du rang le plus humble à la première magistrature de son pays, et demeuré le fidèle serviteur des lois!

« Dites au peuple de l'Union, monsieur le Président, que nous nous associons à son deuil comme nous partageons ses espérances. L'esclavage est mort, la liberté ne périra jamais; lo triomphe de la grande République est assuré, »

(Suivent les signatures des rédacteurs du Temps, de l'Avenir national, du Siècle, de l'Opinion nationale.)

Le peuple de Londres n'est pas resté insensible au malheur qui frappait le peuple américain.

Le 29 avril, un meeting avait lieu à Saint-James-Hall,

Le fauteuil de la présidence était occupé par M.W.Ewans. M. W.-E, Forster, membre du Parlement pour Bradfort, a développé la proposition suivante :

« Le meeting désire exprimer les sentiments de douleur et d'horreur avec lesquels il a appris l'assassinat du président Lincoln, et la tentative d’assassinat contre M, Seward, et transmettre à madame Lincoln, au pEupé et au gouvernement des États-Unis l'expression de sa profonde sympathie et de sa sincère condoléance. »

La résolution proposée par M. Forster a été adoptée à l'unanimité.

Tous les ministres et tous les consuls des Etats-Unis en Europe ont résolu de prendre le deuil pour six mois.

Les instructions qu'ils ont envoyées à leurs nationaux se trouvent noblement résumées dans la lettre que M. H.S. Sanford, ministre des Etats-Unis à Bruxelles adressait aux consuls américains de Belgique. Elle est remarquable par la foi puissante que les hommes politiques de l'Amérique ont dans la solidité de leurs institutions. Nous la transcrivons :

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