I. fiMPlRE d'orient
Défendiit par sa situation et par la force de ses muralUes, OoDâtaa* tinople eut la bonne fortune d'échapper aux inyasions. L'empire greo^ dont cette ville était le siège, se soutint pendant plusieurs siècles, avec une vitalité étonnante, parmi tant de causes d'affaiblissement. Â Gonstantinople, nous voyons une cour misérable et frivole, un peuple désœuvré, passionné pour les jeux du cirque ; sur le trône, une succession de princes absolus, la plupart incapables, plus occupés d'intrigues et de discussions théologiques que des soins du gouvernement. Beaucoup d'entre eux arrivèrent au pouvoir par le crime, b'un antre côté, les prétentions orgueilleuses des patriarches, l'omnipotence religieuse des empereurs, la servilité du dergé, l'esprit subtil et peu sincère des Grecs, détruisirent l'unité de la doctrine, séparérent l'Orient de l'Occident, en perpétuant l'hérésie et le schisme, cause éternelle de troubles et de décadence.
bii a vu au commencemenlt de cette histoire (395), Arcadius, fils dé "hiéodose le Grand, laisser à Stilicon le soin de défendre l'Orient contre les Wisigoths, pendant que des ministres méprisables, Ruffîn, Eutrope, s'emparaient iu gouvernement et se faisaient détester par leur tyrannie. L'impératrice Eudoxie, femme d'Arcadius, persécuta l'illustre patriarche de Constantinople, Jean Ghrysostome. Le fils d'Ëudoïiè, Thèodosèïl (408), eut pour guide sa sœiir Pulchérie, princesse aussi sage q^e vertueuse. Son règne est célèbre par la publication du cod$ Théodosien, vaste recueil des constitutions impériales. Â la mort de son frère (450) , Pulchérie resta ch^irgée de l'en^pire, çt lui donna un défenseur dans la personne an vaillant Uardenj qu'elle prit pour époux. La fière réponse de cet i|mpereur éloigna le roi des Huns, un moment tenté de se jeter sur Constantinople.
Léon le Thrace, digne successeur de ftiârcien (457)% et apr^s lui Zenon, furent choisis par la garde prétorienne, qu^. se ressouvenait de ses anciens privilèges. Sous le règne çle Zenon, rhérésie des Eutychl^ens causa de ^nds troubles. tijè| prince, hérétique lui-même, eut une fin horrible. Xioissé pour .mort à la suite d'une orgie, il fut enterré vif et rendit Pâmé dans son tombeaué
Les troubles religieux se prolongent près de trente ans avec Anastase (491-514), et ne cessent qu'à Pavénement de Justin /^, qui s'illustra par ses exploits contre les Perses.