PulManee de Pépin dllérlflial
Bien que la victoire de Testry eût élevé très-haut la for-
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218 HISTOlhË DU MOYEN AGE.
tune du maire d*AUstrasie, il he chetcha pas à dépouiller Thierry III de ison titrô; mais il régna, $oUs son nôth, en Neustrie et en Aiisirasîe. La débadeUca de là tace mérovingienne encourageait les încui^ldns deS Bretons et Tinsubordination des Aquitains. Eli même temps, lés Saxons, les Frisons et les autres peuples de race germanique, autrefois soumis aux Francs, osaient alors envahir leur territoire. Pépin vaiuqtdt ces peuples tour à tour, n'ayant plus d'autre ambition que d'affermir la suprématie des Francs et de faire pénétrer TEvangile en Germanie. Après la mort de Thierry, il couronna successivement rois de Neustrie ses trois fils, Cîovis /// ( 691 ) , Chîldebert IIÏ (695) , Dagobert lïl (711). S'il dédaigna la foyauté pour lui-même, là mairie lui parut comme sa propriété particulière, et il la laissa en héritage â son petit-fils, sous la tutelle de sa veuve Plectrude. Cette grande charge, qui puisait sa force dans lés Services rendus^ était mal placée dans les mains d'une femme et d'un enfant. Un fils que Pépin avait eu d'une autre femme, sortit dé la prison où on l'avait renfermé sur une accusation de fratricide, vainquit facilement Plectrude et s'empara du pouvoir : c'était le futur Charles Martel (715).
En Neustrie. le jeune Dagobert Ht étant inort (716), ses sujets tirèrent du cloître Chilpéric II, fils de Childérîc 11. Ce moine devenu roi, voulut l'être en effet, et îî aurait pu réussir, si son adversaire n'eût été Charles Martel. Le maire du palais fit recon^ naître sa domination aux Neustriens, après les avoir battus à Fmcy, près de Cambrai. Les deux Frances se trouvèrent alors réunies, et Charles, aussi puissant que l'avait été son père, disposa en maître de la royauté. A la mort de Chilpéric II (72Ô), il couronna un fils de Dagobert tll, Thierry IV j et, tandis que les Sanasins d'Espagne ravageaient l'Aquitaine, le fils de Pépin d'Héristal continuait la mission de sa famille, en repoussant les incursions des frisonSy des Àlàmans, des Soùabes et des Bavarois»