‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 112 sur 254 · ntotoUre fie l'allée a^ ««p«lèlfeàé Mlëiblë · texte numérisé non relu

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baux faitâ principaux dominent Thistoiré religieuse de cette époque :en Occident, Tèxtension delà vie monastique; en Orient, Mahomet et les conquêtes des Arabes. Les disciples de saint Golomban et de saini Benoit couvrent de leurs colonies laborieuses le nord de la France, la Belgique, TAlsace et la Suisse, pays encore païens ou sauvages ; les abbayes de Saint-Riquier, de Saint-Bertin, deSaint-Gall remontent au comi^enc^meiit du siècle. Princes et princesses, nobles personnages des deux sexes, quittent le mondé à l'envi et dotent libéralement les

HÎStOiRÔ DU MOYEN AGfi. âl9

nouvelles fondàtioiis. thaqùë ibdtiastèrë était Ôbidtiie tlûe ferinè ihbdèle, enseignant àui bttbàrélâ} |)àrésseiu^ et Indomptés i là bècitlté &b Tordre, de Fobèii^saiiee libre et du travail, autour des bâtiments ino** nastiques ou dans le toisiaage des cbâteauj:. fotts se formaient^ à Vol»* bre de réglise> les premiers villages, asiles des colons et des serfs attachés I dans des conditions diverses, à la culture du sol.

k, Charles imartel.

Après avoir envahi l'Espagne (711), les Arabes, inkltteé de ce pays , ne tardèrent pas à franchir les Pyrénées. Le auc mérovingien d'Aquitaine, Eudes, repoussa d'àboM leuts attaqués avec succès ; mais, en 725} ils pénétrèrent jusqu'à Autun. Pour se conciliet des etmemis si redoutables^ Eudes accorda sa fille h un chef musulman; Il eût bientôt à s'en repentir. Charles Màr-^ tel, irrité contre lui, ravagea PAquitaine, et eti môme teml)à tih ûouvfel êmîr, Abd-el-Rhâman (Abdéraitie), portait la dévastâtiôd jusqu'à Sens. L'année suivante, ce inême chef parcourut h val* lée de la Garonne et s*avança jusqu'à Poitiôr^. Le duô d'Aquitaine, réduit à fuir devant l'invasion, avait passé là Loire et imploré le secours de Charles, auparavant sbn ettnenii. Com{)rènant toute l'étendue du danger; le chef dfes Francs réunit ses forces, et courut au-devant des infidèles, qu'il rencontra entre Tours et Poitiers (732). Les rapides escadrons des Arabes vinrent se briser contre les épais et fermes bataillons des Austrasiens. Après un jour entier d'une lutte terrible, Charles se préparait de nouveau à combattre^ lorsqu'il aperçut le camp des Sairasins désert: ils s'étaient enfuis, laissant leurs tentes, leur général Abdérame, et un grand nombre des leurs sut le châm{) dé bataille, c Que pouvaient-ils faire contre un mur de glace? i disent les chroniqueurs arabes.

Cette victoh'e, qui valut à Charles le surnom de Martel^ ou Marteau, sauva l'Europe. Sans lé génie du chef, sans le courage des soldats francs, les Arabes, déjà en possession de la plus grande partie de l'Orient, auraient imposé leur joug au reste du monde chrétien. Ils occupaient cependant encore la Provence , que le vainqueur de l'oitiers leur enleva sept âné après. Quant à la Septimanie, ils n'en fiirent chassés que par Pépin le Bref. L'immense service que Charles Martel avait rendu à la chrétienté lui concilia l'amitié du pape' et celle des évéques^ quoi-

1. Le pape Grégoire III envoya une ambassade a Charles Martel pour lui remettre les clefs du tomlMatt de saint Piorrev et téaioii^er ainsi qull se plaçait sous sa protection.

qu'il eût dépouillé le clergé d'une partie de ses terres pour les transporter à ses guerriers. Ces donations, en retour desquelles le maire du palais exigeait un serment de fidélité prêté à lui seul, ne montraient-elles pas une autorité souveraine? Charles, cependant, ne crut pas le moment venu de prendre le titre de roi, ou peut-être le dédaigna-t-il ; il se contenta de laisser le trône vacant à la mort de Thierry IV (737), et cet interrègne dura cinq ans.

Les fils de Charles se partagèrent le pouvoir après sa mort (741): Carloman fut maire d'Austrasie, Pépin de Neustrie. Un des fils de Thierry IV reçut encore le titre de roi sous le nom de Childéric III, et Pépin se trouva réellement seul maître, lorsque son frère Carloman eut quitté le n^onde pour embrasser la vie religieuse au Mont-Cassin (747). Vainqueur des Bavarois, des Alamans et des Frisons, ami du clergé, auquel il rendit les biens usurpés par son père. Pépin envoya consulter l^pape Zacharie sur son élévation au trône. La réponse ayant été favorable, une assemblée (champ de mars) fut convoquée à Soissons, et le dernier Mérovingien, Childéric III, y fut solennellement déposé (752) ; il alla finir ses jours à Saint-Omer dans un monastère*. Le fils de Charles Martel prit le titre de roi.

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