‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 115 sur 254 · liOnls le Délionnalre (»t · texte numérisé non relu

liOnls le Délionnalre (»t

L'empire des Francs, sous Charlemagne, était borné au nord par la Baltique, VEyder, la mer du Nord et la Manche; à l'ouest par Vocéan Atlantique; au sud, par YÈbre, le Vultume; à Test, par la Save, la Tkeiss, les monts Carpathes et VOder. Mais tant de peuples divers, répartis dans ce grand espace, ne pouvaient être contenus que par une main très-ferme et un génie supérieur : Charles lui-même l'avait compris, car il fit, de son vivant, un premier partage de ses Etats. A son exemple, Louis le Débonnaire, son faible successeur, arrêta un partage entre ses trois fils : Lothaire, l'ainé, fut associé à Vempire; Pépin obtint V Aquitaine, et Louis la Bavière. Mais le neveu de Louis le Débonnaire, Bernard, qui était roi à^ Italie depuis la mort de Pépin, son père, se crut lésé par cette disposition. Cédant à de perfides conseils et à la fougue de la jeunesse, il essaya de faire valoir ses droits k main armée; puis trahi par les siens au moment du combat, le malheureux fut réduit à implorer la clémence de son oncle, qu'il vint trouver à Ghâlons-sur-Saône. On lui laissa la vie, mais on lui creva les yeux, et il mourut des suites de ce cruel supplice (818). L'empereur, accablé de remords, se soumit à une pénitence publique, croyant imiter par là l'exemple du grand Théodose.

Bientôt après, il excita le mécontement de ses fils aînés, en revenant sur son premier partage, afin de constituer un royaume pour Charles, son dernier enfant, qu'il avait eu de Judith de Bavière, sa seconde femme. Le petit royaume d' Allemanieqa il lui assigna, étant formé aux dépens de Lothaire et de Louis de Germanie, ceux-ci se révoltent et détrônent leur père. Rétabli bientôt après par la diète de Nimègue (830), Louis est attaqué de nouveau, trahi par ses troupes au Champ du mensonge^ près

de Golmar, et forcé de subir, à Soissons, une d^adation publique (833). Dès lors, la vie de ce prince infortuné s'écoula tristement, tantôt sur le trône, tantôt dans le cloître: en butte aux entreprises de ses fils rebelles, il ne leur pardonna que pour en recevoir de nouvelles offenses ; et c ses cheveux blancs descendirent avec douleur dans la tombe. » Il marchait contre Louis le Germanique, lorsque la mort le surprit (840). Ce dernier venait de se révolter contre son père, parce qu'on ne lui avait rien donné de l'héritage de Pépin d'Aquitaine, partagé entre Lothaire et Charles le Chauve.

Louis était pieux et instruit. Il confia l'inspection de toutes les abbayes de l'empire à saint Benoit d'Aniane, zélé réformateur de la discipline monastique. Mais, faible et sans énergie, il ne sut pas se faire respecter de ses enfants, ni réprimer les brigandages des pirates Normands et Sarrasins^ qui commençaient à ravager les côtes de l'empire des Francs.

fS. BatalUe de Vontenay (944).

A la mort de Louis le Débonnaire, ses trois fils se disputèrent son héritage, les armes à la main. Lothaire prétendait à la toutepuissance à cause de la dignité impériale dont il était revêtu ; ses deux frères, Louis le Germanique et Charles le Chauve, s'unirent pour le combattre, tandis que lui-môme faisait al^ liance avec Pépin II, que ses oncles avaient dépouillé de l'Aquitaine. Le pape Grégoire lY avait envoyé en France des légats, qui s'efforcèrent en vain de réconcilier ces frères ennemis et d'empêcher une lutte impie. La rencontre eut lieu à Fontanet ou Fontenay (841) près d'Auxerre ; elle fut terrible, car 70 000 hommes y trouvèrent la mort. Lolîiaire essuya une défaite complète. Les vainqueurs, saisis d'une tristesse profonde, passèrent le lendemain, qui était un dimanche, à prier et à enterrer les morts. Du reste^ la bataille de Fontenay fut tout autre chose que le dénoùment d'une querelle domestique : elle devait séparer à jamais l'Allemagne, la France et l'Italie.

Louis et Charles renouvelèrent leur alliance à Strasbourg. Le serment prêté, dans cette occasion, par Louis le Germanique, est le plus ancien monument de la langue romane. Enfin les propositions de paix, faites par Lothaire, aboutirent au traité de Verdun (843), qui divisa Tempire de Charlemagne en trois parts. Louis conserva V Allemagne ou Germanie; Charles, la Neustrie^ gallo-romaine par ses mœurs; Lothaire obtint T/to/te,

fllSTOIBE DU MOYEN A0B.

avee une large bande do territoire eomprise entre la Hanse et le Rhin, la Saône, le Rhône et les Alpes. Ce territoire 'prit le nom de Lotharingie^ qui, ponr la partie supérieure, s'est conservé dans eelni de Lorraine.

Synohionismes^

7S2.1ILLCB OARLOYINGIENNE ; Pépin le

Bref.

7Sf. PépiQ «alèye aux Lombards rezarchat de Ravenne; Pui»* wnce tamporell» de$ papM.^ Calilj^t omniade de Cord4>ae,

75«, eu^^^e d'Aqwtaine; ÏFat/r^.

76?. Fondation de Bagdad.

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