‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 135 sur 254 · Ctuerre d*A€«gge · texte numérisé non relu

Ctuerre d*A€«gge

J^flbuard /»' (1272), après ^voirçue|-royô en Pale^îûe pend?int la huîl;îème croisade, se hâta de retenir en Angleterre et rendit ^ l'autorité royale, par d^importants succès,' une partie de son prestige. Il soumit d'abord, "et non sans peine, le f^ays (fe Galles, resté indépendant jusqu'alors. Une tradition natipnalç promettait aux prîhces de Galles la couronne d'Angleterre; mais rinfortuné Léoljrn, r«i de ce pays, ayant été f^it prisonnier dans une rencontre, le vainqueur eiposa sur la Tour d^ Londres s^ tête, ornée, par une barbare ironie, d\ine couronne de liepre (1283). Le massacre des bardes on poètes nationaux souilla en* core la victoire des Anglais. Après sa conquête, le roî décora son fils du titre de prince de Gahes^ que les héritiers du trône ont toujours porté depuis.

Tournant ensuite ses vues sur l'ifeosse, troublée parles querelles de nombreux prétendants, Edouard !«' soutînt d'abord Jean BaiHol contre son conapôtiteur Robert Bruce (1292). Bieutôt, ne le trouvant pas assez dqcile, il entreprit a'iip|)Qseï' au pays sa suzeraineté, et, après avoir conclu une trêve avec lei^ Français en 1297, il vainquit Bc^illol, le fit prisonuier et l*en- Iterma dans la "Powr de Londres. Le bra^ve Wallace, r^g-ent du royaume pendant la captivité du roi, défendît intrépidement, ï, la tète des mentagnards, indépendance de son pays. Mais vaincu et réduit à ftiir après la bataille de Falkirk (12^8), ri fut livré aux Anglais et conduit au supplice; on exposa son cofps, partagé en qbatre lambeaux, sur le pont de Londres. Le iiéfo» Malheureux eut un digne émule dans le second Robert Bruce, fils du preaûer (180&), qui continua la lutte engagée avec Edouard. Toutefois, tant que celui-ci vécut, Robert Bruce n*^ouva que des revers; il s'enfuit môme dans le» Hébrides ; mais plus tard fl reprit l'avantage, sous le faible successeur de son ennemi.

Éé)uard Jl (1307) se déshonora aux yeux de la nation en se laissant gouverner par des favoris. Les barous lui arrachèrent^ d'abord l'éloigneatent, puis le supplice de Gaveston, objet de leur haijQe. Robert Bruce remporta sur le roi d'Angleterre <}^ux

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victoires, dont la plus célèbre, celle de Bannock-Burn (13U)| assura rindépendance de TÉçôsse. En butte au mépris des ba^ rons et à la haine de sa femme, Isabelle de France, fiU« d9 Philippe le Bel, Edouard JI fut jugé par le Parlement et condamné à une prison perpétuelle^ où il ne languit pas lon^tempSt Des assassins, probablement envoyés par Isabelle, mirent fin k ses jours en lui plongeant, dit-on, un fer rou^e dans les entrailles (1327).

L*histôire d'Angleterre, depuis la conquête de Guillaume, n% présente au lecteur que guerres civiles, persécutions religieuses, révolte des fils contre leur père, luttes dés frères contre leurç frères, meurtres domestiques, faiblesse extrême ou tyrannie des princes. Mais la noblesse et la bourgeoisie, tirant leur bien de Pexcès même du mal, avaient obtenu de fortes garanties contre l'arbitraire, lorsque s'alluma cette longue rivalité entre la France et l'Angleterre, si célèbre sous le nom de çuérre de Gent Ans.

IL AUBiiAoïiB, 12&e-14^.

A la m«n ée PfédéHc H ()250) commeiyce lé ^ànd iniét^ règne, qui le prolongea ]u«cfa*â Félec^Cion de Rodolphe de Habsboorg. C'est nue période d-anarchie et dé coofMion, péfidant laquelle Cmrad IV et GuUtaume de HoUaiklé d'abord, ptiis AlphomeXàù Oasttïleet Rkhai^â de Commiailkêj frèf^ d'Henri m, st disputèrent la oouronne impériale. Après la mon de Conrad IV (lJtô4), se» frère i^atiirel Manfred, fits de Frédéric II, un moment maître de FltâHe, fut vaincu et tué par Ghatles d'Anjou, ft^re de saiflt Louis, qni fit égetlement périr le |euné Contadin cru Conrad F, dernier prince de la maison de Souabe. L'extinotioD de cette famille et le partage de ses possessions entre^ des voims ayrdes, donnèrent naissance attx principautés de Bade et de Wurtemberg, à un grand nombre de seigneuries laâtques et ecclésiaartiques à peu pris souveraines. C'est aussi le commencement des républiques italiennes. Les royaumes Scandinaves et les État» àaveS profitèrent éffaletnent de ces troubles pour se soustraire à l'influence de rEmpîre. Bn Aflemagne, les grands vassaux s^emparèrent de ses domaîneô. La ligw haméatique^ qui unissait les villes maritimes de la

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Baltiqne dans un intérêt de défense mutuelle, B.cqmt une grande inaportance. Les villes du Rhin formèrent une autre confédération également puissante. Enfin, du sein de ce chaos sortit la constitution des Sept Électeurs , auxquels fut dévolu, cent ans plus tard, le droit de conférer la dignité impériale^ Il l'exclusion de la foule des vassaux : c'étaient les trois archevêques de Mayence , de Cologne et de Trêves, le roi de Bohême, le comte Palatin du Rhin, duc de Bavière, le duc de Saxe et le margrave de Brandebourg.

En 1273, les seigneurs allemands, convoqués sur l'invitation du pape Grégoire X, portèrent leurs voix sur Rodolphe, comte de Habsbourg^ le plus faible d'entre eiix.

t. Blalftoii de BalKilioiirs (tt9S).

^ Cette maison, qui régna sur l'Allemagne pendant près de cinq siècles, tirait son nom du petit château de Habsbourg, en Suisse. Rodolphe /<>' de Habsbourg fixa l'attention des électeurs par sa réputation de sagesse et de piété ; son domaine était d'ailleurs assez modeste pour ne donner aucun ombrage. Le nouvel empereur fit deux fois avec succès la guerre à Ottocar, roi de Bohême, qui protestait contre son élection; il lui enleva l'Autriche et la Styrie, qu'il fit passer à ses deux fils Albert et Rodolphe ; puis il eut Phabileté de se concilier ce même électeur de Bohême, ainsi que les électeurs de Saxe et de Bavière, en donnant à chacun d'eux une de ses filles en mariage. Content d'avoir rendu la paix à l'empire par sa vigueur et sa sagesse, Rodolphe n'intervenait aucunement dans les affaires d'Italie. Mais il échoua en voulant faire élire pour son successeur, Albert, son fils, auquel fut préféré Adolphe de Nassau (1291). Celui-ci eut bientôt compromis son pouvoir par des entreprises injustes et par son âpreté à enrichir sa famille. Une guerre civile éclate entre lui et son compétiteur Albert; il périt à la bataille de Gelheim^ près de Worms, tué de la main de son rival (1298).

Albert /«' d:" Autriche ^ fils de Rodolphe de Habsbourg, après avoir triomphé par les armes, se fit élire régulièrement et couronner à Aix-la-Chapelle. Ce prince fut d'ailleurs malheureux dans presque toutes ses entreprises ; il ne réussit pas à placer son fils sur le trône de Bohême, alors vacant. Enfin, comme il marchait contre les Suisses, que la tyrannie de ses officiers avait poussés à la révolte S il fut assassiné, au passage de la Reuss,

I. La SoiMe, après aToir dépendu autrefois du royaume de Bourgogne,

"" par son neveu, Jean de Souabe, auquel il refusait de rendre son héritage paternel.

Henri VII ^ de la maison de Luxembourg^ auparavant obscure^ fut élu par la diète (1308). Son fils, Jean FAveugle, en épousant la sœur du dernier roi de Bohème, commença une dynastie nouvelle dans ce pays. Le désir de faire revivre les droits de TEmpire sur Y Italie jeta Henri dans une foule d'embarras. De son côté, le pape Clément Y Pinvitait à passer les monts pour mettre fin à l'anarchie des partis. Celui des Gibelins ou des nobles s^appuyait sur les empereurs d'Allemagne ; celui des Guelfes ou du peufAe, sur les rois de Naples, de la maison d'Anjou. Couronné roi d'Italie à Milan, empereur à Rome, de la main des légats (1312); objet des vœux enthousiastes du gibelin Dante, que Florence, sa patrie, avait exilé, Henri trompa toutes les espérances et les siennes propres ; Car il ne put môme pas chasser les Napolitains, qui étaient maîtres d'une partie de la ville de Rome.

s. Bulle d'or (tW«).

Louis V de Bavière (1314) vainquit et fit prisonnier son compétiteur, Frédéric d'Autriche, à la bataille de Miihldorf, Trois ans après, les deux rivaux se partageaient la dignité impériale, dont Louis resta bientôt l'unique possesseur. Il renouvela les vaines tentatives d'Henri Yll en Italie ; protégea les ennemis du pape et de l'orthodoxie, si bien qu'il se fit excommunier plusieurs fois. Clément YI lui opposa Charles de Luxembourg, fils de Jean, roi de Bohême, contre lequel il allait marcher^ lorsque la mort le surprît.

Charles IV de Luxembourg^ petit-fils d'Henri YII, parvenu, à l'empire en 1347, fit de grands sacrifices à la paix en Allemagne et en Italie ; il céda ses droits de suzeraineté sur Milaui Florence et Ferrare, et sur la Sicile. Dans la diète de Nuremberg ^ tenue par lui en 1356, fut décrétée la fameuse Bulle d^or^ sorte de constitution qui réglait, avec les droits et privilèges des sept électeurs, le mode d'élection des empereurs allemands. Pour

était partagée entre une foule de seigneurs féodaux, sous la suzeraineté de rAutriche. La tyrannie des agents impériaux souleva les trois cantons dlJri, de Schwitz et dlJnterwalden, qui furent conduits par trois chefs intrépides, Stauffacher, Fnrst, Melchtal, et le fameux Guillaume Tell. Les batailles héroïques de Morgarten (1315) et de Sempach (1386) affï^anehirent entièrement ces montagnards du joug de l'Autriche; constitués en répohUqne Cédérati?e, ils formèrent bientôt sept et plus tard treize cantons.

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remédier à l'épuisement du trésor, Charles IV trafiqua de toutes les dignités impériales. 11 vendit à Je9,u Galéas Viscentî le titre de vicaire perpétuel de Pempîre, et revint dltalie c chargé d'écus comme un courtier. » En souvenir des écoles de Paris, où il av%it étudié, ce prince fonda l'université de Prague, Fi^ne des plus ancienne» de ^Allemagne. Il (ut avec son père, Jean l'Aveugle, un des combattants de Créçy. Sa sœur avait épousé Jean le Bon, de sorte qu^ijl était Ponclq du roi de France Charles V le Sa^e.

Wenmtas, fils de Ùharies IV (1378), lui sucçïéda to^t àla'foi$ dans la (iignité impériale et sur le trône de Bohême. Ses vices et ses cruautés lui méritèrent le suriwm à*lvrogn$ et de Néron de rAllemagne. Sous son règne , l*anarchie désolait l'empire. Les villes de Souabe et d'Alsace se réunirent pour résister aux seigneurs, et la guerre civile »>ut pas de fin. Déposé une première fois en 1393, ensuite rétabli, Wenceslas perdit son titre d'une manière définitive, en 1400; mais il resta roi de Bohême jusqu'à sa mort. Parmi les crimes de ee monstre, nous $igaalerons la mort d'im chanoine de Prague, saint Jean Népomucène, qu'il fit noyer dans la Moldau, pour n'avoir pas voulu lui révéler la confession de llmpératrioe.

Jkfbert de Baoiète (1400] monta sur le trône impéfial, après la déposition de Wenceslas. U fut battu près du Iwi de G»rda par daléas Visconti, auquel il dis^>ittait le Milanais: c'est la dernière tentative des empereurs d'Allemagne sur ee duché. Robett mort (1410), la diète se partagea entée trois riv^mz, et finit par éMre Sdgis'mond de Lummbourg, frèri) de Weneeslas, déjà roi de Hongrie (1411).

De concert avec le pape Jean XXIII, cet empereur r^imH le eoncile de Constance pour terminer le schisme d'Occident et ré^ lormer l'Église. L'hérésiarque Jean Huse, novateur dangereux, fut oondamné par le concile et brûlé vif| suivant la loi barbste du temps. Mais ses partisans, fort nombreux, surtout en Bohême, prirent les armes et vengèrent la mort de leur chef en massacrant le sénat de Pra^e (1419). Telle fut l'origine de la guerre religieuse et sociale dite des Hm$ite$^ dont les ravages, pendant quinze années, s'ajoutèrent à tent des Ottomans. Sigisoâttmd éprouva des revêts, compensés^ plus bxi pair des succès, qui Itïi permirent une mort paisible. Il eut la gloire de mettre fin au

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gtdni Sthtmè tPÔÔëiâèfit ëbus éoh t^0në, la maison àè Ôôhëni&llërfi, àëVëitiié aë|)Ui§ là fnàîéën royale do Priissè, acquit là Mrfihè dé ÈratideB(^tii'g fet ladigMtè llectofâle (14l7j. Làihàî- «6n de Ltixèôèbtifg ètafit éteinte, ôéllè de Habsbourg reparut âVeô iftëfi t/ (1438). Ïl6i dé HoôÉfiè et de bôhêfnè en même tenlj^fe ^tt^èïhjîèl'ellt', AlheH doàèëi'va, deux ans iseiilémént, son trône élëfetff et l^hêtitftgè flfe sôfi béâd^përè Sîgiémbttd; ii ihônrut au retour d'une expédition malheureuse contre les Turcs. Frédéric III ^ son parent et son successeur (1440), ne régna ni sur la HoDgrie ni sur la Bohême, réservées Tune et Fautre au fils posthume d'Albert» Kn 1^52, il re^nt des mains du pape Nicolas V, à Rome, la couronne impériale. Cette cérémonie, qui datait d'Othon le Oraûd et f&itr^âît i*tfnîoti étroite de l'empire et du saint-siége, ne se renouvela plus. Le mariage de Maximilien, fils de FrédôriolII, avec Marie de Bourgogne (1477) assura la grandeur des Habsbourg. Toutefois, vaincu et chassé de Vienne par Mathiis Gorviô* rmA% Hongrté, l'empereur mena une vie errante pendant plusieurs années, et ne rentra dans sa capitale qu'aprêi^ la rnott de son ennemi.

Lé feyàtéifié électif, leà jàlbùèiès étôrhélles des princes, Fânfàgûnl^inë deà villes libres, des républiques et des nombreuses se%lieuti€?§ Ifadépëildântés, firent de TAlIèmàgne une confédération sâùs énergie, pài-dô qu'elle était sans unité. Maià la vie 16câle^ activé et {)dissâtitë, ée inânitêsiâît par une foule de fondati(tos i'èllgîeu^ës et ôîvltëà, de môiitfmeMs et d'écoles, éé ^todûctîôtfè ttttéfîtîrés et àrti^iqùës, dans lestJUelles îé gëîiié àllettiâûd déploie son admirable lêôôfidité. ta, comme en Italie, lés ébl'p'ofâtîdà's Mvàlis^r'èrit dé lîîaghîècence.

Ff^aériC Ilî étif poii^ êuccés^séùr, en i493, sdiï fils Èuximim, l^ëtil de Chàrîès-Oùint.

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