‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 15 sur 254 · I<ea Iflraélltetf 00110 Alexandre et les I^af^defl · texte numérisé non relu

I<ea Iflraélltetf 00110 Alexandre et les I^af^defl

L'Empire des Perses touchait à sa fin.

Demeurés fidèles à Darius Codoman pendant le long siège de Tyr, les Juifs avaient tout à craindre de la colère d'Alexandre après la prise de cette ville. Mais le grand prêtre Jaddus, revêtu de ses habits pontificaux et accompagné des prêtres en robes sacerdotales, alla au-devant du roi de Macédoine. A la vue du pontife, Alexandre reconnaît un auguste vieillard qui, dans un songe, lui avait promis Tempire de PAsie ; aussitôt, il se prosterne, adore le nom du vrai Dieu «t se fait lire, dans le livre de Daniel, Thistoire prophétique de ses conquêtes. Cette circonstance merveilleuse valut aux Juifs la faveur d'Alexandre et la liberté d'exercer partout leur religion (332).

Après la mort du conquérant, la Judée devint un sujet de rivalité entre les Lagides, souverains de l'Egypte, et les Séleucîdes, maîtres de la Syrie. Changeant à plusieurs reprises de possesseurs, elle ne resta un moment sous le sceptre de Séleucus Nicator, roi de Syrie, que pour retomber, après la bataille d'ïpsus, sous la domination de Ptolémée Soter, roi d'Egypte (301). Ce prince avait déjà pris Jérusalem d'assaut en 320, et transporté 100 000 captifs sur les bords du Nil. Les Juifs préféraient, d'ailleurs, le gouvernement des Ptolémée à celui des monarques syriens. Établis en grand nombre dans Alexandrie par les soins même d'Alexandre, ils y trouvaient plus de facilité pour

exercer le commerce, et leur science y était plus estimée. Ptolémée Philadelphe fit même traduire en grec les livres de FAncien Testament. Soixante -douze interprètes furent chargés d'exécuter ce grand travail, connu sous le nom de Version des septante.

Les Juifs eurent encore à se louer de Ptolémée Évergète; mais il n'en fut pas de même de son fils, Ptolémée Philopator qui, vainqueur d'Antiochus le Grand, vint à Jérusalem et voulut forcer Pentrée du saint des saints ^ où le grand prêtre lui-même n'entrait qu'une fois chaque année. Une courageuse résistance ayant arrêté le prince sacrilège , il s'en vengea par des persécutions. L'attachement des Juifs pour les rois d'É^pte se trouva rompu, et, après la mort de Ptolémée Philopator, ils passèrent aux mains d'Antiochus le Grand, roi de Syrie (198).

s. X«ea Israélites «ous les Séleueides.

Traités avecfaveur par Antiochus, qui voulait se les concilier, les Juifs furent dans la suite accablés d'impôts, et les richesses du temple excitèrent la convoitise de leurs nouveaux maîtres. L'un d'eux, Séleucus Philopator, vaincu par les Romains, qui lui avaient imposé un tribut énorme, chargea son ministre Héliodore de ravir le trésor réservé pour les veuves et les orphelins. Quand celui-ci eut pénétré dans le temple, un ange envoyé du ciel vint le frapper de verges, et il serait mort sous les coups, si le grand prêtre Éléazar n'eût prié pour lui (175).

La persécution devint atroce sous Antiochus IV Épiphane. Ce prince, dans son zèle fanatique pour les divinités de l'Olympe, ordonna de punir de mort ceux qui ne professeraient pas la même religion que lui. Quelques Juifs aimèrent mieux mourir que de trahir leur foi. Ce fut alors qu'un vieillard de 90 ans, Éléazar, couronna sa sainte vie par un trépas héroïque, et que le supplice des sept frères Machabées fit éclater le courage de leur admirable mère, c qui unissait un cœur d'homme à une tendresse de femme, j

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