‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 141 sur 254 · Histoire de l^EglIse an quatoralènie «lèele · texte numérisé non relu

Histoire de l^EglIse an quatoralènie «lèele

L'enthousiasme religieux qui avait suscité les croisades est éteint. La lutte de Bociface VIII et de Philippe le Bel, la translation du Saint-Siège à Avignon, le schisme qui en fat la suite, les nouveaux démêlés du sacerdoce et de l'empire, toutes ces causes affaiblissent l'influence de la religion sur les âmes. L'Ëglise aurait péri dans cette cruelle épreuve du schisme, si elle n'avait pour appui la promesse divine, et rien ne prouve mieux la vérité immortelle de cette promesse que le triomphe définitif de l'Église catholique. Rome et l'Italie sont en proie aux factions. Un tribun éloquent et courageux, Rienzi^ es* saye de ressusciter la république romaine (1347). Pétrarque j grand poète et grand citoyen, travaille sans relâche à pacifier les esprits, en môme temps qu'il voudrait rendre au Vatican désert la présence de ses pontifes. Sainte Catherine de Sienne fait, dans le même but, d'admirables et persévérants efforts. Le mal fut à son comble, lorsque, à partir de 1378, il y eut deux et même trois papes à la fois, ce qui dura jusqu'à 1417. On pressent l'approche des grandes hérésies. L'Anglais Wiclef attaque le pouvoir spirituel et temporel du Saint-Siège; il aura pour disciple Jean Huss, prédécesseur lui-même de Luther. Malgré tant de signes de décadence, le zèle pour les grandes constructions religieuses se soutient, mais avec un goût moins sévère. L'Italie, qui renfermait dans son sein tous les éléments de la civilisation moderne, entre en possession d'une gloire nouvelle par sa supériorité dans les lettres et les arts. Dante ^ le poète théologien, est le précurseur de la Renaissance. Sous l'inspiration d'une foi naïve, le peintre Giotto, son contemporain, élève de Cimahuéj formé lui-môme â l'école des Byzantins, inaugure une période féconde qui se développera de progrès en progrès, jusqu'aux chefs-d'œuvre inimitables de Michel-Ange et de Raphaël.

poëtes, qui fut le père de Louis XII , et Jean d'Angoulême, grand-père de François I«'. Dunois, fils naturel de son mari, devint un des plus grands capitaines de Charles VII et la tige des duc.^ de Longueville,

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