‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 142 sur 254 · II. DEU2UÈME PÉRIODE DE LA GUERKE DE CENT ANS · texte numérisé non relu

II. DEU2UÈME PÉRIODE DE LA GUERKE DE CENT ANS

ft. Armagiiaeii et Bourguignons. Batotlle djLslneonrt

Valentine de Milan avait fait épouser à son fils aîné Charles, la fille de Bernard d'Armagnac. Dévoré d'ambition, actif et entreprenant, ce seigneur, l'un des plus puissants du Midi, devint bientôt le chef du parti d'Orléans, qui prit môme son nom. La rivalité des Armagnacs et des Bourguignons raviva toutes les haines, et, mettant aux prises la bourgeoisie et la noblesse, le Nord et le Midi, excita une guerre civile des plus funestes. Le comte Bernard, appuyé par les ducs de Berry, de Bourbon et de Bretagne, franchit la Loire à la tête d'une armée, et vient porter le ravage jusque dans les environs de Paris. Puis, après une paix éphémère, dont une clause était l'éloignement des princes, le peuple de la capitale, furieux contre la cour et contre les Armagnacs qui avaient repris les armes, se soulève et rappelle le duc de Bourgogne. Cette insurrection avait pour chefs les bouchers et leurs valets, écorcheurs et assommeurs, capables de tous les crimes : ce fut le règne de la démagogie ; on vit un écorcheur, nommé Caboche, y jouer le premier rôle. Des évoques, des nobles, des magistrats furent mis à mort. Jean sans Peur n'osait répudier ses hideux partisans, et il se résigna un jour à prendre la main du bourreau Capeluche. Enfin, la bourgeoisie, conduite par le courageux Juvénal des Ursins, se redresse contre l'oppression, bâties Gabochiens, ouvre à Charles d'Orléans et au dauphin les portes de Paris, pendant que le duc de Bourgogne se retirait dans son duché.

Bientôt les Anglais, profitant de nos discordes, reprennent les hostilités qu'urne trêve, conclue par Charles YI, avait suspendues depuis vingt ans. Henri IV était mort en 1413, laissant le trône d'Angleterre à son fils Henri V. Celui-ci, jaloux de faire oublier par une grande entreprise les désordres de sa première jeunesse, fait alliance avec le duc de Bourgogne, rassemble une nombreuse armée, et débarque à l'embouchure de la Seine. Harfleur est assiégé, pris et brûlé après une résistance héroïque. Réduit k 12 000 hommes, Henri se décide à battre en retraite sur Calais, à travers la Picardie ; Tarmée des Armagnacs, forte de 50 000 combattants, l'atteint près du village d'^lzin-

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court (1415). Eh face d'un ennemi vigilant et habile, les Français, comme frappés de vertige, passèrent la nuit en désordre suruo terrain détrempé par la pluie, et^ le le^dfi^l.ain, ils essuyèrent une sanglante défaite. L'élite des seigneurs furent tués ou pris. Au nombre des captifs étaient Charles d'Orléans, qui fut emmené à Leurres, où il re^ta linf^wi^ «ni, k ém de Bourbon et le maréchal de Bomoaut '.

J^oi^ 4^ jpéçoQfii]iev Les parti3, le désastre d'Azi^court r^iji4it levgr ipw;tiê plus violente. Bernard d'Armagpiic jBt 4i*reffW39( sentiji* av^ Parisiens le poids de son poyypir; î^ tjen^i^ ççy^ n,^ 4épe;?,d,^ç,9 Je impÙn Ch.^rles, eçfajat ^ (Jtt^tpr^ç |in3, ^ii^ h iport pr&p^MT^ç dç §çs (Jeux frères aj^pé^s ^ppçlait à pçcuj^r w jppr }§ tp0^e pateri?^, M,ai§ le? BQUTjÇuiçuop^, qui compJt^^At tp^jo.urs ]t>j5^ucoup (i'adhé.rept$ jj^^ns P^rf^, cher^^èreét i ^ r^ntcef^ P^rpipet X-ççJefp Jçyr oyivri); uu§ pçrjté, et jil? ^nvçijureJ!;it Ja vyie* AJors ji^s ^JaÇopÂien^, levr^ cçwplip^s, m^^^Q^h^ i;e.Qt /iaj^ ^©9 pwsç^s Iç comte ^'AwnMMP ^t 3900 4e çpç P§rtlaan$^ tï Jef r^ujp fot ?iu wmble, ^iefîtôj fatigji^$ deç excè» de cçtte pppîïjace, vpy^t d'ailleurs le mfi^A^&t^VT^ affbP)^r ùijQ.onqu|t0 de la Norm,g.n^iç ', Jgan s^jis Pejif çs§^v^ 4.9 JR^ r,§co^çilipf ^avçp iç dauphin, ^i s'ét^H j§awy$ 4f pj^r^^^ ^r,4c^ ^V déypvieDgLent ^y prévôt Tanpçjgij^ PuçhAtçl, IJn^ coijjCé^'ÇQCQ eut lieu suf l,e f on^ a<e J^onferem ; dans le cpur|; 49 l'entreiie;i, P]*^ ch^el fr^poa le duc d*uji coup dj^ h^he, çt }ps g§»? 4u ^^TOP prince J'actevèrpnt. ,Ajn§i J'a?çassin 4efcoî;iis 4'Prléti?ms périt 4 son jtpgr asga^sin^j pj^iç çç cripç ^trppe 4eyay: #Ypir U» piv§ 4^s§^r.efisç9 çp^ç^q^uencçs.

Philippe le Bon, fils de ^eai^ ^^^ Pe^r« tû\ii. enti^ h s^ veu«g^am;^, ^ j^tte dfws ](p* bp^î^ des AJiffl^ïs ^t tewr liyr^ 1^ m^-

1. i;,e vaniw^t li^arédia^ de Boticlçaijt 4Y&it côp^ry^ Tesû^t aventu/^uz ^ la ebevalerie et Peathousiaime des «ïredsedes. « Oa le Toit guerroyer contre les palets da la tfo^ et delà trnmie; en Sbrui^, ooatve iet Maiorea; ftâ^ ^o^^re fffffiifm ^ ei{>(^aUi4i»f ^ Ofient { ?isi$er d^z l^f Jénia^lam, epanbjittf^ les Turqj à ^icopolis, défendre contre e^x ^onsj;aiiîmoplf ; gpyyçmej Gênes au nom du roi de France, faire respecter le pavillon français stir toj?s tes rivages d« la MédUerrafide, «t prendre part en Siirope à «Mtet les graadas gDonps 4^ flop temps* n K^oia da if . ^. mi^iamp),

2. JW»eû (^t pf }9 «8 141^, apf^ 4VQ||r fo^^e^ ^ 4^e 4p f^ ^m»,^ immoft^isé le âpm d'Alain Bl4ach^t.

HISTOIRE BU MOtKN ÂGE* ail

à Chjarles VI le honteux traité de Troyés (1420)« qjai déftOBUlaii le dauphin Charles au profit de Hçnri V d'Angleterre* Geld-ci,^ nommé régent et en même temps héritier du trône de Framce>> épousait la fille du roi. Les Etats généraux de la langue d^oil> ratifièrent cette usurpation, en haine des Armagnacs.

Cependant le dauphin, déshérité, en appelle à Dieu et à son épée; il se retire, avec quelques serviteurs dévoués, dans les provinces au midi de la Loire, qui seules lui étaient demeurées ^les. IJ4nri y fit ^on entrée triomphale dans Paria (1420) ; mais il n^ jouit pasf longjtemps de sa nouvelle ro^auté^ cap iû^ iQOur^t à Y^pcennes (U22), à Page de trente-quatre ans, liài^ sant à un enfant de six mois, Henri VI, les couronnes deFranee^ et d'Angleterre. Sept semaines ]^\u» tard, Charles YI »'étei-^ gnait dam Tabandon à l'hôtel Saint-Pol* Le peuple donna des J^mes à la mémoira de ce princi» infortujaé ; car un âeul ^foti^ ment avait ^ur^^^cu dans son ime^ c'ét^t rAmour de la Fr^mo et la compiju^sioa ppi^r se^ mis^s \

tes ducs dp Bedfort çt de Olocester, frères de tienri t^ furent investis d^ la régence, pendant la minorité du jeime Hmri VL Ce fut spus les voûtes de la basilique de Saint-Deni» que le duc de Bedfort fit proclamer son neveu roi de France ei d'Angleterre, tandis que Phëritier légitime du trône de Charles VI était appelé par dérision le roi de Bourges.

Charles Vil n'éprouva d'abord que des revers; ses troupes se firent battre à Cravant-sur-Yonne (Bourgogne) et à Vermuil (Normandie), et rien ne pouvait ^arracher à ses plaisirs ; ausaî Lahire, un de ses plus yaillants capitaines, lui disait-il çu'on ne pouvait perdre plus gq.ifir)fient son royaume. Le duc de BedforI vint mettre le siège devant Orlém^, ville alors très-forte j qui fermait le passage de la Loire (H28). C'en était fait de la France, si un différend ne fût survenu entre le duc de Bourgogne pt les Anglais, ou plutôt si ^anne d'Arc n'eût paru.

Philippe ^e Bon soutenait la guerre ,de ses subsides sans obtenir des Anglais, ses alliés, les compensatipnfi qu'il ambitioi^ naît. Il se rappek «nfin qu'il était du sang royal, et, sans so

1. Ce fut sous le règne de Charles VI que furent inventées les premières cartes à jouer, pour distraire le royal malade, k cette époque dtïssi, des drames reli^^K, somn^és My&fém, fari&t re^réstatés pttfr la pmilidti tàiH pÊt Ut Confrère* de la Passion,

réconcilier encore avec Charles VII, il permit du moins à son gendre Arthur de Richement, habile général, d'accepter Pépée de connétable. Celui-ci était frère du duc de Bretagne, et beaucoup de nobles bretons entrèrent avec lui au service de la France.

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