‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 147 sur 254 · IL ITALIE · texte numérisé non relu

IL ITALIE

A la guerre, des investitures avait succédé la lutte entre les Guelfes et les Gibelins, Sous le nom de Guelfes on désigna d'abord les pa^rtisans de l'indépendanee italienne, défendue par les papes; les. Gibelins, au contraire, attachés à Tempire , ré<dan^^ei^t Tintervention des Gésarj» giermains.

Plus tard, ce fut une lutte de I4 démocratie et de raristocrAUe , qui engendra des discorde» et des révolutions sans on. L'Italie était d'ailleurs divisée en une foule d'États indépenda^t8,et souvent hostiles les uns aux autres. Au centre, le pape avait son domaine, qui datait, en majeure p^irtiç, de Pépin le Bref et de Gharlemagne. Des princes français régnaient à Naples, des priDcest aioagonais en Sicy«. Mais Venisti^ Gènes ^ Miion, Pise, Elofenee^ étaient au^nt de républiques régies par des constitution». tiv^i^erees^

Uea detlftnaalle, du Gossei^ raj^lai^n clîm&et.son châtiment, (fénef eut^ aussi des- doges à partir d^ l!3S(^ ; msûs elle fyii^ scm-vent en proie auic agitatioxis de la démoératié.

Les deus républiques eatrèrept de homie hqùre en lutte, ga'irc^ qit'ellQa se diis^utaient le commerx^e jie la Méditerranée. Venise^ ea prenant.une part active à la quatrième croisade , s'était appcoprié presque tous, les ports du Lev^^lt. Le rptour des empereurs grecs à Gonstantinople fît triompher les Génois, qui ch^'sr s^nt leurs jpi vaux- de la Grèce et leur ipterdirei^t le commerce, de la mer Noire.

Les Vénitiens ne se résignèrent pas à cette décadence. Ûn^ longue guerre, dite de Chiozza, qu'ils soutinrent au quatorzième siècle, faillit entraîner leur ruine totale. Victor Pisani sauva sa patrie en faisamt prisonnières Parmée et la flotte des Otéfaoi» à Chiozsa, dans l'Adriatique. La^paix fut condue en 138L Gènes, i^iblie par de continuelles dissensions, se mit, plus* d'une fôis^ sous la protection de souverains étrangers. Supérieure par la stabilité de son gouvernement, et son Habil^ pQr litiqne^ Venise devint- une pnissanoe continentale ; elle ac^t. la manihe de Trévise^ la DcUmatiSj et plus tard 1& Frioul qui, avec plusieurs villes du duché de Milan, formèrent ses États de. terre ferme;

A la tète dea cités lomibardes liguées sous le patronage, des papes))^ftlaf» défendit longtemps son indépendaiice et ses libër-' tés contre: les empereurs? d'Allemagne. Là fureur des pai'tiset la jalousie dos autres vi}les compromirent une si belle cause ; pois* le besoin de repos favorisa l'usurpation.

Au commencement du quatorzième siècle^ HitatKteù Viscontt reçut de l'empereur Henri VII le titre dé Vicaire impérial dé la Lombardie (1311). Ses descendants héritèrent de la seigneurie de Milan, et parvinrent à dominer dans toute la haute Italie, depuis la Brenta jusqu'au Tésin^ Le Jean Galéas^ père de Valentine Viscc \^QQesla3 le titre de duc de Milan. S< ner leur famille, [furent renversés par i chef de condo^ieri ou xçeroenaires ita

Bief, très-florissante à Tépoque de princes de la maison de Souabe, prii de ritalie. Menacée, dès l'origine, ç

elle leur disputa la possession de la Sardaigne, et perdit la bataille de Méhria (1284). Un seigneur^ nommé Ugolin, accusé de trahison, fut enfermé dans une tour oh il mourut de faim après avoir tenté de dévorer ses enfants prisonniers comme lui : horrible épisode des guerres civiles, immortalisé par l'auteur de la Divine comédie. Les Génois victorieux forcèrent Pise à combler son port, source de sa richesse et de sa prospérité, n ne lui resta que sa parure d*admirables édifices, et surtout le cimetière du Campo santo^ où survivent la gloire de ses grands hemmes et le génie de ses artistes.

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