‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 16 sur 254 · lies naeliabéeif · texte numérisé non relu

lies naeliabéeif

La persécution provoqua bientôt des luttes sanglantes. A Modin, le prêtre Mathathias tue l'officier d'Antiochus, qui voulait forcer les Juifs à l'apostasie. Mille Juifs et plus sont massacrés, le jour du Sabbat, sans vouloir se défendre. Mathathias se Mire dans les montagnes, appelant aux armes ses compatriotes.

30 HISTOIBS AMCSIBNNE.

laievê au siilieu de ses yietoires, ce grand komme lusva ciàq fils, cinq héros, Jean, Simon, Judas, Éléazar et Joûathas. Juàoê^ aoroommé Macb2d>ée, c'ei^-à-dire exterminateur des ennet^is de Dieu, lui succéda dans le commandemeat (166). Malgré l'extrême infériorité de ses forces, il sut mettre en déroute huit grandes armées syriennes, et releva ensuite de ses mains victorieuses, l'auto depuis longtemps profané.

Les avantages de Jiidas sur Antiochus Épiphane et ses suc^ eesseurs, réduisirent l'ennemi à l'impuissance et lui gagnèrent à lui-même l'amitié des Romains. Judas ne fut, il est vrai, que faiblement secouru par eux ; mais l'éclat de cette alliance sembla la rendre invincible. Il périt dans une dernière bataille. PoÙ^ tique habile, grand capitaine, admirabk par sa piété, son humanité et son éloquence, le peuple entier le pleura dans un long deuil, s'écriant avec douleur : Comment est m4)rt cet homm^ puissemt qui sauvaU I$raël?

Après la mort de Jucjas (160), l'autorité souveraine passa successivement à ^es frères, Jonatha$ et Simon, qui tous deux, dan§ une vie trop courte, déployèrent de grands talents pour assurer Tindépendance de lepr pays. Ils prirent l'un et Tautrçf une part très-active dans les riv^ilités qui divisaient Je royaumç de Syrie. Simon s'empara du port de Joppé (Jaffa), et renouvela l'alliance de son frère Judas avec les Romains. Sous son gouvernement, le cajme et la paix refleurirent, comme aux plus beaux jours d'autrefois. Le peuple reconnaissant déclara 1^ double dignité de prince et de grand prêtre héréditaire dai^ç la famille des Machabées ou Asmonéepç *,

Jean Hyrcan, 135-107, fils de Si^Qn, profitant des troubles qui suivirent la mort d'Antiochus Çidétèç^ roi de Syrie, reconquit Salarie, prit et njin^ 1^ temple dç Gari?im. JJ. fu^ le dernier héros de sa rac^.

^. ces» r0« ^smovéepis (107).

Aristohule Z*"^, fils de Jean Hyrcan, ceignit le premier la couronne, et se signala par des succès militaires et par des crimes; il ne régna que deux ans. Après lui vint son frère Alexandre f année, 9Jpbitieux et cruel, qui eut pour $ucçes$eur U princesse Alef£andrq>f s^ v^e^ve^

JLe t^fnp» 4e§ pr^ph^ti^^ ét;^!; pa^^ ll^k P^rtW^, #a§ ^

"Oigitized by VjOOQIC

HâTOIEE ANCIENNE. 31

j^pnagogues oti le peuple se réunis6«it ptmr prier, les doisteurs et les scribes mterprétaîent les livres saints et enseignaient la loi. Alors aussi les sectes commencent à se montrer, principalement celles des Saducéens et des Pharisiens, opposées de moBurs comme de doctrine. Leurs rivalités acharnées causèrent sous les Âsmonéens, de sanglantes discordes.

A la mort d' Aiexandra (70), Hyrcan II et Afiitobtik //, ses iA&, s'étant disputé le pouvoir, Rome intervient dans leur querelle. Pompée, qui pareourait TAsie en vainqueur, se déclare pour Hyrcan (63), prend Jérusalem, et envoie Aristobule prisonnier à Rome avec ses quatre fils. Il entra dans le tefi^le et osa pénétrer jusque dafis le Saint des saints- ïiiU ans plus tard, un autre général romain» Qrassus, en pilla les trésors, à son passage» lorsqu'il dlait entreprendre cette expédition contre les Parthes qui devait lui être si fetale. Son avarice et son impiété reçurent laur juste châtiment.

Page 1