‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 153 sur 254 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

ffiSTOIRE MOBEIINE

L'histoire moderne peut se partager en-dix leçons :

1" leçon : Période^ de transitionv 1453*-14&4.

2' — Guerres d'Italie, 1^4-1559.

3e — La réforme., 1517-1564.

4« — Guerres d^ religion, 1560-1589.

5» — Décadenoe'. de'la nnttioa d'Autriche. — Guerra de.

de Trente Ans, 1589-164».

G'' — Louis XIV et son siècle, 1643-1715. 7« — Instabilité des alliance, 1715*1774. 8<; — Les plttlosophes etles réformateurs, 1 700^1 789». 9« — Révolution fiWfliçaise, 1789^1799. 10« — Le Consulat et PEmpire, 1799-1815.

ifeTAT DE l'eUROPE EN 1453.

Lor^q^ e la pise de Gonstantinople p^ar le^ Ti^rçs fut un, fait açcompjii, un immense cri de douleur retentit dsiiiç^ la chrétienté. Le pape Pie II, éleva peu après au trdne pontifical, essaya d'eQtraÎQer les princes. QatlM>lique.s à la délivrai^ce dest chrétiens opprimés : le temps n'était plus deç expédïtipha dés? intéressées* Ghaq^ Pï^uj^e, Slàye ou Gerççkain, Scandinave ou LatiU) oçici^\é de ses intérêts particuliers, songeait uniquement à se constituer, à réparer les maux causés par de longues

gnerres, à conquérir enfin cette unité du sol et du pouvoir qui allait devenir le grand travail de PEurope.

La France était à peine délivrée de la guerre de Cent Ans; elle avait chassé l'Anglais de son territoire ; mais tout restait pour ainsi dire à faire au dedans. Il fallait abaisser les seigneurs et relever Fautorité royale en la rendant indépendante et forte : c^est le but que poursuivait Charles VII, si supérieur dans ses dernières années à ce qu'il avait été d'abord. Cinq grands vassaux restaient encore, qui pouvaient entraver son gouvernement : le duc de Bourgogne, en môme temps comte de Flandre, duc de Nevers et de Rethel ; le duc à* Orléans^ maître de TOrléanais et de TAngoumois ; le duc à^ Anjou, seigneur du Maine, de la Provence, et roi nominal de Naples ; le duc de Bourbon, qui possédait au cœur de la France, le Bourbonnais, la Marche et le Dauphiné d^Auvergne. Outre ces puissants seigneurs, cadets de la maison royale, il y avait encore le duc de Bretagne, que sa position géographique et son alliance avec les Anglais rendaient presque indépendant.

L'Angleterre avait perdu presque tout ce qu'elle possédait en France, et ses rois étaient devenus odieux à la nation qu'ils avaient laissée déchoir. La rivalité des maisons d'York et de Lancastre allait amener la guerre des Deux-Roses, lutte anarchique d'où la nation sortira épuisée pour tomber sous le sceptre absolu des Tudors.

L'Espagne chrétienne touchait au moment de chasser les Maures de la Péninsule. Quatre royaumes, la Navarre, VAra-gon, la Castille et le Portugal, n'avaient pas eu d'autre affaire pendant tout le moyen âge ; ils étaient parvenus à refouler les infidèles dans l'Andalousie. Cependant les entreprises lointaines du Portugal, tourné tout entier vers la gloire maritime, l'incapacité du roi de Castille Henri lY, et la lutte impolitique des rois d'Aragon contre la maison d'Anjou en Italie, laissaient subsister ce faible État musulman, que menaçait une ruine prochaine.

L'Italie trouvait dans la splendeur des lettres et des arts une compensation à ses malheurs politiques. Déchirée par les discordes pendant toute la durée du moyen âge, elle comptait alors six États principaux : les républiques de Venise et de Gérhes, dont le conunerce sera très-amoiodri par les découvertes des Portugais; le duché de Jft'lan, usurpé par les Sforze sur la famille des Yisconti ; Florence, où régnaient les Médicis ; le royaume de Naples, que la maison d'Anjou disputait à Alphonse Y, le

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HISTOIKK MODERNE, 337

Magnanime, roi d'Aragon. A Eome^ les papes, raffermis depuis leur retour d'Avignon» avaient recouvré, avec leur pouvoir temporel, une partie de leur ancienne influence.

L'Allemagne était en proie à Tanarcbie. On y comptait plus de 300 petits souverains, et parmi eux, les rois de Bohême^ les ducs de Saxe, les margraves de Brandebourg, les comtes palatins du Rhin et les trois archevêques de Mayence, Cologne et Trêves, élevaient ou renversaient les empereurs à leur gré. .Cette couronne élective semblait fixée depuis quelque temps dans la maison d'Autriche ; mais le faible Frédéric III ne possédait ni autorité ni considération.

États Scandinaves. L'union de Calmar ayant été rompue en 1448, la Suède s'était séparée du Danemark et de la Norwige. Une grande lutte se préparait.

ÉTATS SLAVES. La Pologne, sensiblement accrue parTannexion delaLithuanie, ne cessait de combattre contre l'ordre Teutonique qui possédait alors la Prusse, la Courlande, la Livonie et l'Esthonie. Le traité Thorn (1466) allait lui donner la suzeraineté sur tous ces pays et la prépondérance dans l'Europe orientale. La Russie, bornée au duché de Moscou, subissait encore le joug des Tartares de Kasan. Le temps approche où Iwan III, en l'affranchissant (1481), lui ouvrira l'espoir d'un meilleur avenir. D'autres petits État^ slaves, la Bohême et la Hongrie, avaient passé au fils posthume d'Albert II, empereur d'Allemagne. Podiebrad et Jean Hunyade Corvin nommés régents, l'un en Bohême, l'autre en Hongrie, pendant la minorité de Ladislas, servirent à l'Europe de rempart contre les Ottomans. L'héroïque Hunyade, à la tête de 4000 chrétiens, défendit pendant quarante jours Belgrade, assiégée par 150000 Ottomans (1456).

Les Turcs, vainqueurs de Constantinople, conquirent peu à peu toutes les provinces grecques jusqu'au Danube, et toutes les lies autrefois dépendantes de l'empire d'Orient. Pendant plus de deux siècles, ils chercheront à étendre leur domination eh Europe, et viendront enfin se briser contre les flottes et les armées de la chrétienté.

338 HISTOIRB MODERNfi.

PRSBIIÈKE LEÇOIV.

PERIODE DE TRANSITIOîf (U53-14^*).

PeodaJ^t C9^^ première période, rînfluence du moyen i^e se hk encore ee^tir^ (î'esV^-dire que les pouyçirs restent 4;vis^ «omme le sol, e<; Tautorité royale ipu^purs contestée. D9 }k vont résulter des con|liU| suivis d'une véritable trajaçfonnajtîoiï ' politique*

î. FRANCE (1453-1494).

(Yoir dans l'Histoire du moyen flgOi page 314, le résumé do ces huit dernières années).

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