‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 160 sur 254 · C'est !• nom que l'on donnait k Ferdinand et à Isabelle · texte numérisé non relu

C'est !• nom que l'on donnait k Ferdinand et à Isabelle

créa de grandes ressources par ses confiscations sûr les Juifs, dont 800 000 furent eïpulséâ Tannée même de la prise de Grenade. Ces infortunés partirent sans emporter ni or, ni argent, ni pierreries, c Alors on vit donner une maison pour un âne, une vigne pour un morceau de toile ou de drap. 3> La réunion à la couronne des grands ordres religieux de Calatrava, d'Alcantara et de Santiago, accrut aussi sa puissance et ses revenus. Enfin la réforme de la Sainte ffermandad ou confrérie de justice et rétablissement de Vînquisition^ armèrent la royauté de redoutables pouvoirs.

Ferdinand prit une grande part aux guêtres d'Italie, qui trouveront leur place dans l'histoire de Charles VIII et de Louis xn. Génie souple et astucieux, véritable Louis XI de l'Espagne, son caractère contraste avec celui d'Isabelle, plus haute dans ses idées et plus généreuse dans leur exécution. « La Castille déploie, sous la main de cette douce et ferme princesse, ses trésors et ses grandeurs, aux rayons de la gloire de Christophe Colomb, de Gonzalve de Cordoue et du cardinal Ximenès, les trois plus glorieux et plus honnêtes serviteurs qu'ait jamais eus une couronne '. »

' Après la mort d'Isabelle (1504), les Castillans refusèrent de se soumetirç ^ Ferdinand, et reconnurent pour roi Philippe le tfeau^ archiduc d'Autriche, qui avait épousé une fille d'Isabelle, Jeanne la Folle ; mais Philippe mourut lui-môme à trois mois de là. Ferdinand vainquit alors la répugnance des Castillans, et conserva la régeQce par d'adroites concessions. Il confia l'administration de la Castille au cardinal Ximenès, archevêque de Tolède, l'homme d'État le plus habile et le prélat le plus exemplaire ae cette époque, car il observait, au milieu des honneurs, la règle sévère des pranciscalnj^^ Ce grand homme entreprit, à ses frais, une grande expédition contre les Maures d'Afrique.

În 1^09, âgé de soixante-douze ans, il assiégea et prit Oran unis, Alger et T'ripoli^ pour venger sa patrie, affranchir Je commerce de )a piraterie des Barbaresques et planter la croix sur le nvage africain.

Ainsi toutes les résistances étaient vaincues. Ferdinand^ maître de la Péninsule à l'exception du Portugal, respecté ^u dedans, viçtorii^ux en Italie, va laisser, en 151Ç, % s<^n petit-fils Cl)arles-Quint, une des plus paissantes monarchies de l'Europe.

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