‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 169 sur 254 · I. Veir h tablMu q^né^ima^ ^ XMik à la ftUi 4« volume · texte numérisé non relu

I. Veir h tablMu q^né^ima^ ^ XMik à la ftUi 4« volume

HISTOIRE MOQBRNB. 371

i. VraJiçoiA M!" (fMft->ift49).

Ce gros garçon gâtera touty telle était la triste opinion de Louis XII sur François /«•, et cependant, dès la première année de son règne, le jeune prince répara une des fautes de son prédécesseur en déchirant le honteux traité de Dijon. Â la tête d'une armée formidable de Français, de Basques et de fantassins allemands mercenaires, nommés lansquenets ', François 1*^ franchit les Alpes avec une audace digne d'AnnibaL Les Suisses se replièrent devant lui et l'attendirent à Marignan, près de Milan (1515). Le combat^ qui dura deux jours, fat si terrible que Trivuloe l'appelait un combat de géants. L'ennemi céda enfin aux ravages de l'artillerie française et aux charges de la maison dn roi : François I«' écrivit à sa mère^ entre autres dé^ tails : Nous avons été vingt-huit heures à cheval sans boire ni manger. Fier de ses exploits, il voulut être armé chevalier sur le champ de bataille comme un paladin des anciens temps, et se fit donner l'accolade par Bayard, le plus vaillant capitaine de son siècle.

La victoire de Marignan entraîna la conquête du Milanais que le duc Maximilien, fils de Ludovic Sforaa, défendit faiblement. François W ne voulut pas pousser plus Idn ses avantages; il conclut avec les Suisses une paiœ perpétuelle (1516)^ par laquelle ils s'engageaient à lui fournir autant de soàdais qu'il en voudrait, moyennant une somme payée tous les att. Ces étrangers ne cessèrent de verâer leur sang pour la France peur dant près de trois siècles. Quelques mois auparavant» avait été ^gné, avec le pape Léon X, le Concordat (1515), ouvrage du chancelier Duprat, qui abolit la pragmatique sanction de Charles VIL François !«' se réservait la nomination à toutes les charges ecclésiastiques, sauf la confirmation de Rome; des re* venus importants étaient rendus au saint-siége. Le parlement n'enrepstra cette ordonnance que du trèsrexprès cùmmandi' muni de Sa Majesté et après de vives remontrances. Fran^ çois l^'j blessé de son opposition, lui enleva la connaisaancft des causes royales pour Taitribuer au grand Conseil^ qui fut le Conseil d'État de l'ancienne monarchie. La vente des offices de judicature, expédient honteux, mais lucratif, permit au roi

% Ik étaiMil commandés par Claude â« Guise, fils da due df Lovraine, RMê d» VftSMàwiaat, et tige da la grand» famUle du ce ti«JD.

de satisfaire son goût pour les arts et les plaisirs. Enfin deux traités conclus, Pun avec Phéritier de Ferdinand le Catholique, l'autre avec Henri YIII, lui procurèrent trois années de repos.

a. CharleihQaliil (tSt«).

Le petit-fils de Ferdinand le Catholique, né à Gand avec le siècle, avait seize ans, lorsque la mort de son grand-père l'appela au trône d'Espagne (1516). Il était alors en Flandre; mais le cardinal Ximénès, qui gouvernait la Castille depuis dix années, et qui à Fâge de quatre-vingts ans, niavait rien perdu de sa capacité et de son énergie, maintint l'ordre jusqu'à son arrivée. Charles-Quint se hâta de disgracier le saint vieillard son bienfaiteur, et l'envoya mourir dans son archevêché de Tolède. Ses premières mesures, toutes arbitraires, causèrent une vive irritation dans la Castille, pays très-attaché à ses anciennes franchises. A peine fut-il parti, laissant le pouvoir à des seigneurs flamands, que les grandes villes d'Espagne, Tolède, Segovie, Valence, Burgos, se soulevèrent, en s'autorisant du nom de Jeanne, mère de Charles, malgré l'état de démence oii elle était tombée. Ces cités s'unirent par une association, connue soos le nom de Sainte-Hermandad ou fraternité des villes, et, voyant avec défiance l'élévation de Charles-Quint au trône impérial, elles refusèrent les subsides qu'il demandait. Le cardinal Adrien d'Utrecht, régent en Castille, voulut dissoudre cette ligue, qui prit bientôt une extension formidable. A Tolède surtout, les insurgés, conduits par l'édergique don Juan de Padilia, alarmèrent tellement l'empereur, qu'il offrit de rendre les subsides arrachés aux certes. Les divisions du parti et la défaite de Padilla à la bataille de Villalar (1521) affaiblirent le mouvement populaire. Toutefois, Maria Pacheco, veuve de Padilla, se défendit longtemps encore dans Tolède, et Charles- Quint apprit ainsi à traiter avec plus de ménagement un peuple fier et généreux, auquel il fut, dans la suite, redevable de sa grandeur.

d. Rivalité de VraneoU !«' e( de €h«rle«-f|atiit.

La rivalité de François I«' et de Charles-Quint naquit à propos de leurs prétentions à la couronne inîpériale. A la mort de Maximilieu, grand-père de Charles-Quint (1519), trois concur-

rçnts se présentèrent : le roi d'Espagne» le roi de France et Henri YH!, roi d'Angleterre. La candidature de ce dernier n'était pas sérieuse ; les deux autres ne ménagèrent ni l'or, ni l'intrigue, ni les brillantes promesses. François I" fut sur le point de l'emporter; mais l'électeur de Saxe, Frédéric le Sage, après avoir refusé la couronne pour lui-môme, la fit donner à Charles-Quint, comme au prince le plus intéressé à défendre l'Allemagne contre les Turcs^ La France se trouva donc, pour ainsi dire, enclavée dans les États de Charles-Quint. Roi d'Espagne, du chef de sa mère, Jeanne la Folle; maître de l'Italie, , par les droits de la maison d'Aragon, il avait en putre hérité des domaines de la maison d'Autriche et de la maison de Bourgogne, puisqu'il était, par son père Philippe le Beau, petit-fils de Maximilien et de Marie de Bourgogne. L'amitié apparente des deux rivaux fit bientôt place à une haine irréconciliable, et François I^^ inaugura la politique maintenue constamment depuis par nos rois contre la maison d'Autriche.

Du reste, comme on l'a vu, ces deux princes différaient autant de caractère que de ressources. François I*', dans les premières années de son règne, est plutôt un héros du moyen âge; Charles-Quint entrevoit déjà la politique moderne. Ses États sont plus étendus, mais moins homogènes et moins unis ; une fois môme il sera obligé de traverser la France pour aller plus rapidement d'Espagne en Flandre. On le croit en possession des trésors de l'Amérique ; mais le Nouveau-Monde est encore mal administré, et ses richesses profitent plus aux aventuriers qui l'ont découvert qu'au souverain. Mieux obéi de ses sujets, François I«' n'a pas à craindre d'exciter des révoltes en levant des impôts, et la noblesse accourt avec une ardeur infatigable à son appel. Il se montre à la tête des derniers représentants de la chevalerie, toujours prêts comme lui-même, aux beaux coups d'épée, tandis que Gharles-Quint, tout entier aux affaires, fait commander ses armées par de savants et froids capitaines, tels que Antonio de Leyva, le marquis de Pescaire% Lannoy. Leurs forces, très-diverses, se balancent néanmoins, de manière à prolonger plus longtemps cette lutte, qui se partage en quatre guerres principales : la première terminée par le traité de Madrid (1526), la seconde par le traité de Cambrai

U Né dans le royaume de Naples, il mourut à trente-cinq ans. Sa veare \ittoria Colonna, femme éminente, fut l'amie de Michel-Ange.

(1529), la troid*in« par la trère de Nice (1538), et la quatrième ipar le traité de Grespy (1 54%).

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