‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 175 sur 254 · Esiai sur les mœurs · texte numérisé non relu

Esiai sur les mœurs

i. Grégoire XIII, comprenant que le calendrier Julien ne correspondait pas

tard Sixie-Quini (1585-1590), en décorant Rome de magnifiques monuments, montrèrent que la papauté, si violemment attaquée, aimait encore à protéger les sciences et les arts.

A la même époque, saint Charles Borromée, archevêque de Milan, déployait, pendant la peste qui ravagea cette ville, une charité héroïque, et méritaii, en fondant le premier trois séminaires dans son diocèse, le titre de réformateur du clergé. Sainte Thérèse d'Avila, réformatrice des carmélites, animait ses écrits des élans sublimes de Pamour divin. Plusieurs ordres nouveaux se vouèrent à l'enseignement, à la prédication, aii service des malades. Un gentilhomme espagnol, sairii Ignace de Loyola^ ancien officier, après avoir étudié la théologie à Paris, fonda la Compagnie de Jésus. Pour mieux Combattre Pesprit d'indépendance et le libre examen, les Jésuites s'engagèrent principalement à Tobéissance et au dévouement absolu envers le Saint- Siège. Leurs armes furent l'exemple, le zélé et la prédication, selon ie vœu des souverains pontifes. Car, si les papes conseillaient aux princes de réprimer par la force les complots et les rébellions; s'ils les aidaient même de leurs ressources en hommes et en argent, ils pressaient encore plus le clergé d'opposer à l'erreur, l'instruction, la charité et les bons exemples. C'est ainsi que l'Église, vérifiant une fois de plus les promesses de son divin fondateur, triompha de l'épreuve qui menaçait de lui être fatale.

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