GÉOGRAPHIE DE L'EGYPTE
L'Egypte, située ehite la mer Ilouge à Test, FÉlhiopie ^Nubie) au sud, la Libye à l'ouest, là mer Méditerranée au nord, n'est pour ainsi dire que la vallée du Nil, vallée dont la largeur ne dépasse point généralement quatre oU feliicj Ueues. Au delà des montagnes libyques et de la chaîne at^abiqtte, qui enserrent le lit du fleuve, nulle trace d« végétation, mais l'aspect désolé des sables et du désert, ai ce n'est pourtant quelque* oksis fertilisées par des puits d'eau jaillissante ou des fontaines. L'I^ypte est donfc, suivant l'expression d'Hérodote, ua présent du Nil. AUcun fletivè n'a et cité à un si haut point la curiosité des anciens. Sa source Incôbnue, ses crues périodiques, qu'ils croyaient d'aboW uti phénoniène ineiipli cable, et par-dessus tout, l'étonnante fécondité du sol qu'il couvre ehaque aànée de son limon , toutes ces circonstances lui avaient mérité le respect et l'admiration superstitieuse des Égyptieùs. Le Nil, après avoir arrosé l'Ethiopie, entre en Egypte par les cataractes de Syène. Un peu au-dessous des ruines de Memphii, il sô partage en deux branches, dont l'intervalle forme la riche province du Delta, Se& embouchure^ étaient au nombre de sept, dans l'antiquité.
, Grossi par les pluies qui tombent, vers le sobtioe d'été, dans la partie supérieure de son cours, le fleuve monte dans son lit, depuis ie 22 juin, et, sans franchir ses rives, il atteint sa plus grande hauteur, à la fin de septembre. Alors, en coupsLntles digues, on ouvre les nombreux canaux qui servent à l'inondation. L'Egypte devient ainsi un lac immense, au milieu duquel apparaissent les villes e4 les villîiges, avec les cimes de quelques arbres. A mesuJre que les eaux baissent, on laboure sans effort , on ensemence le sol noir et faâigeux. Bientôt, c'est-à-dire en hiver, la végétation déploie toute sa richesse, sous l'éclat d'une lumière douce et brillante. C'est au mois de mars que se fait la récolte. Mais pendant le reste de l'année, la terre nue, poudreuse et crevassée par les feux du soleil, n'ofl"re plus aux regards qu'une plaine sans limites , d'une désespérante uniformité.
Cependant, aujourd'hui encore, les bords du Nil présentent quelqu chose d'unique au monde ^ une avenue de monuments innombrables^
de ruines majestueuses : panorama grandiose qui se déroule jusqu'au fond de la Nubie, au milieu des solitudes depuis longtemps livrées à la barbarie. Ce fut là le berceau d'une antique et mystérieuse civilisation.
Ou peut admettre trois divisions dans l'histoire des Égyptiens :
1° Anciens pharaons jusqu^aux Hycsos ;
2° Hycsos ou pasteurs Cenviron 2000 ans avant Jésus-Christ);
3° Nouveaux pharaons jusqu'en 525.