‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 208 sur 254 · SECONDE PARTIE DU RÈGNE DE LOUIS XV · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE DU RÈGNE DE LOUIS XV

f . Ministère de Slenry (t9«ti-t«4S).

Le pardinal d.e Fleury ^taij; un yieillgird d^e soixante treiz(S| ^nîs, lj^f)prieux et intègrp, insinuant e^ habile, t^rèç-d'écîdé si^r^ Xqui ^ maint'=^xij^ Ja paix qu'il croj^^ajj nécessair^e. JVÎai? par une étrange contradiftipif des éyéfieflaents péc sj politique, les guerres qui remplissent la seconde partie dû règne dé Louis Xy prirent naissance sous son ministère (Guerre de la Succession de i*ol6gnè , '1733-1935 ,' — ^e la î^ùccéssîon ^Autriche, im-nf^^, — jGujerrie de §ept ans ;7^a-1763). p se laissa en);.r^lne,r dans )a pren^ière ^f mpurui £i^ mitièii ^0 ^ seconde, avpc la réputation 4'Wi^ honnêjp ^pnj^p qui ne ipièriter^ qup des éloges, ^'il i^i'eût poussé r)§conQmie ju^qja'^ laisser dépérir potrjB marinp de guerre, dan^ le tè/|ip^ pi r^n^e? terre augmentait et fortifiait la sienne.

A la mort d'Auguste II, roi de Pologne (1733), les voix de la diète se partagèrent entre son fils Auguste III, qu'appuyaient

rAntriche et la Russie, et Stanislas Leckzinski que Charles XIT, roi de Suède, avait autrefois mis sur le trône , mais dont le pouvoir n'avait pas survécu à la fortune de son protecteur. Stanislas, beau-père de Louis XV, devait être soutenu par la France. Toutefois, n'ayant reçu de la parcimonie du cardinal de Fleury que de très-faibles secours, il se renferma dans la ville de Dantzicky oîi les Russes vinrent Tassiéger. Étroitement bloqué, sans aucun espoir de délivrance, il réussit à s'échapper sous un déguisement. En môme temps, la France ayant pour alliées l'Espagne et la Sardaigne, attaquait l'empereur Charles VI en Italie et sur le Rhin. Berwick et Villars terminèrent leur glorieuse carrière, Tun par la prise de Philipsbourg^ l'autre par celle de Pavie. Les généraux leurs successeurs s'emparèrent de Parme et de Guastalla. De son côté , un général espagnol, le duc de Montemar, accablait les Autrichiens à Bitonto (Terre de Bari) et faisait couronner roi des Deux-Siciles l'infant don Carlos, fils dePhilippe V et d'Elisabeth Farnèse.

Ces. échecs rendirent l'empereur plus accommodant : satisfait d'avoir affermi la couronne de Pologne sur la tête de l'électeur de Saxe Auguste III, son neveu, il consentit à tous les sacrifices. Retenant seulement le Milanais, il céda Naples et la Sicile à l'infant don Carlos, et celui-ci se dessaisit de Parme et de la Toscane en faveur de François, duc de Lorraine, dépossédé de ses Ëtats héréditaires. Stanislas obtînt, à titre de dédommagement, la Lorraine et le Barrois, en pleine souveraineté, sous la condition que ces deux duchés reviendraient à la France après sa mort. Telles étaient les conditions du glorieux traité de Vienne^ chef-d'œuvre de Fleury, qui ne fut signé définitivement qu'en 1738.

s. «nerre de la «aeeetf^lon d'Autriche (tir4«-i?49).

Une querelle de succession, bien autrement grave, mit l'Europe en feu deux ans après. L'empereur Charles VI, dernier représentant direct de la maison de Habsbourg, mourut en 1740, sans enfant mâle. Il croyait avoir assuré la possession de ses diverses couronnes à sa fille Marie-Thérèse , épouse de François de Lorraine , grand-duc de Toscane. Joseph I«', frère aîné de Charles VI, avait laissé, il est vrai, deux filles qui devaient être préférées à Marie-Thérèse, suivant la loi de primogéniture ; mais l'empereur avait pris toutes ses précautions. Ses nièces avaient renoncé à leur héritage, et la

Pragmatique sanction, acte par lequel il instituait Marie-Thérèse héritière de la maison d'Autriche, fut successivement garantie par toutes les puissances, y compris la France *. Cependant, à peine F empereur eut-il fermé les yeux, que de tous côtés s'élevèrent des prétendants. Parmi eux, Charles-Albert, électeur de Bavière, et Auguste III, roi de Pologne, tous deux gendres de l'empereur Joseph I*^, n'aspiraient à rien moins qu'à l'héritage tout entier. La Prusse, la Sardaigne, l'Espagne, réclamaient seulement une portion des Ëtats autrichiens, chacune à leur convenance.

Dans ce pressant danger, Marie-Thérèse ne pouvait compter que sur le roi d'Angleterre, Georges I*"". Aussi perdit-elle d'abord la Silésie, que lui enleva le roi de Prusse , Frédéric II, vainqueur à Molwitz (1741). Quoique le démembrement de l'Autriche ne dût pas profiter à la France, le maréchal de Belle- Isle*, ministre de la guerre, entraîna le gouvernement dans le parti opposé à Marie-Thérèse. Une armée française fit couronner Charles-Albert empereur et roi de Bohême, sous le nom de Charles VII, tandis que les Bavarois pénétraient en Autriche et que Frédéric II achevait la conquête de la Silésie.

Cependant Marie-Thérèse ne désespéra pas de la fortune ; elle excita l'enthousiasme des nobles Hongrois, en paraissant au milieu de la diète, son fils dans ses bras, et tous s'écrièrent avec transport : Mourons pour notre roi Marie-Thérèse, Une armée de 100 000 hommes se réunit comme par enchantement; Tes sauvages habitants des bords de la Save et de la Drave s'élancèrent au combat. Charles de Lorraine, beau-frère de Marie- Thérèse, le meilleur général de l'Allemagne après Frédéric II ,

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