‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 209 sur 254 · TABLEAU POUR LA SUCCESSION D'AUTRICHE · texte numérisé non relu

TABLEAU POUR LA SUCCESSION D'AUTRICHE

1658 Léopold I, empereur.

1705 Joaeph I, empereur. 1711 Charles VI, empereur.

Aréhidueheuet Joeéphioes. ( | Archiduchesses Garolines

il \ I

Marii^Amélie Marie-Joséphine Marie-Thérèse Marie-Anne

ép. Charles VU, 6p. Auguste ill, ép. François, ép Charles

électeur de Bavière, rot de Pologne, due de Lorraine, de Lorraine,

prétendant • it qui du rbef de héritière en vertu frère

•«ecession par les droits sa femme de la Pragmatique de François,

de son aïeule, fille prétend à la - Sanction, de Ferdinand I. succession.

2. Belle-Isie et son frère, trèi-brave officier, étaient les petis-fils da célèbrt Fouqnet.

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reçut le commandement suprdpie, et PAutriche ^t sanyée. L^mée fr^çaise, aventarée au fond de la Bohême , ezéeuta, au cœur de Phiver, sous la conduire du maréchal de Belle-Isle, uûq pénible mais admirable retraite, comp;)rôe par un écrivain di) temps à celle des Dix-mille. Marie-Thérèse, en sacrifiant la Silésie, détacha le roi de Prusse de la coalition ; puis elle profita de la mort de Tempereur Charles VII pour faire couronner son époux, sous le nom de François I^' (1745).

Deux ans auparavant le vieux cardinal de Fleury était mort avec le regret amer de voir la France engagée sans nécessité dans une guerre longue et périlleuse. Les Français perdirent une bataille à DeUingen (1743) contre le roi d'Angleterre Georges II, et son fils le duc de Qumberland, qui soutenaient là cause de PAutriche. L'Alsace ayan|; été envahie par les Ipipériaux, Louis XV sortit un moment de son inaption et résolut de se mettre en personne à la tête de son armée. Ce fut alors qu'il tomba gravement malade â Metz, et qu'il reçut de la France éplorée ce surnom de Bien-Aimfj dont il se montra si peu digne pendant le reste de sa vie. Comme sous Louis XIII et sous Louis XIV, on se battait à la fois dans les Pays-Bas, sur 1^ {Ihin, en Italie et sur mer. Louis XV, revenu à la santé, voulut de nouveau animer les troupes de sa présence, et il livra bataille aux Anglais, aux Hanovriens et aux Hollandais réunis, près du village de Pontenoy (1745). L'armée française était commandée par un illustré franger, Maurice de Saxe, qui avait fait autrefois ses premières armes sous le prince Eugène! Le choc fut terrible : /[Jetait d'un côté un sang-froid impassible, un ensemble parfait, de l'autre des charges furieuses, mais mal concertées. Au moment où l'armée française, à demi rompue, songeait II là retraite, le maréchal de Saxe, quoiqua malade et porté en litière, ordonna une m|inœuv^i^ (f^i décida du sort de cette journée. Les Anglais, yaincus, laissèrent sur le terrain de douze à qu;§Ltprzç i^ille piç^^.

Sur d'autres points, cependant, les armes françaises étaient moins beufegfeç. Nos premiers succès en I^ialie fièrent ^uivis de grands revers; les Impériaux, unis aux Sardes, avaient pénétré en Provence, et notre marine, que tleury avait* trop négligée, fut presque aoiéantie par Us Anglais, leurs aili^s. Louis XV se souve»isgi); alors de la pçlijtiqijie de ^içn^eul, çippuya le prétendant Charles-Edouard, petit-fils de Jacques U. ^^ainqueur à FqMrk fit % FrBston-Bcms (1745), le jeune ibiéjcos fut trahi par la fortune .à Culloden (1746), où le duc de Gumber-

igi,

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land écrass^ son armée, composée de Français et de montagnards écossais.

Nos colonies dans les Indes n'avaient pas un meilleur sprt, malgré les exploits de ].a Bourdonnais et les vastes projets dé Dupleiz. Toutefois, la conquête de la Belgique semblait assurée par la prise de Bruxelles et par les victoires du matéchal de Saxe à Bauco\ix (llk6) etkLawfeld (1747). Mais on était las de cette lutte sans fin, mêlée de succès et de revers. La paix fut signée k Àix-la- Chapelle (1748). Louis XV, peu soucieux de la dignité de sa couronne, sacrifia sans hésiter toutes ses conquêtes en Savoie et dans les Pays-Bas; Frédéric II, au contraire» garda la S^iésie. L'infant don Philippe, frère de don Carlos, obtint les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla. L'Angleterre, plus certaine que jamais de Tempire des mers, recouvra ce qu'elle avait perdu en Amérique et dans Plnde. Marie-Théràse, sauvée par sa grandeur d'àm^, put jouir de Pélévation de son époux FraniQois Isf , gui fui solennellement reconnu empereur d'Allemagne. Cette longue guerre, injuste dan§ son principe et stérile dans ses résultats, accrut de plus de douze cents millions la dette pi^WiW^ d|B }§ fFJlPfi^.

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