I. RIVALITÉ DE LA PRUSSE ET DE L'AUTRICHE
t. Commeneemeiato de la Prusse.
L'Autriche avait cru ne pas s'engager beaucoup en laissant prendre à Félecteur de Brandebourg le titre de roi ; elle ne vit pas qu'elle se créait ainsi, pour l'avenir, une rivalité redoutable.
Les électeurs de Brandebourg appartenaient à l'antique famille de Hohenzollem^ qui remonte au moins au dixième siècle. Jean Sigismond, l'un d'eux, hérita, en 1618, du duché de Prusse qui n'était encore qu'un fief polonais et qui devint héréditaire dans sa maison. Avec Frédéric-Guillaume, le grand Électeuff commence la puissance de la Prusse (1640). D'abord allié delà Suède contre la Pologne, puis du Danemark contre la Suède, il se ligua plus tard avec les Hollandais contre Louis XIY, dont il fut l'un des adversaires les plus opiniâtres. Après la révoca-
tion de l'édit de .N^ntç?,, des protestants expatriés regiiirent un asile dsmjs ses JÊtâts, .où jjs pprtj^ceAJi lei^r sci^çe.^t leur indiitôtrie.
Friéérie J«',son £te, se donnfi le titre de roi^, qu'il fit reconnaître par Pempereur Léopold !«»•, intéressé i ménager son alliftBoe. Prince hbérd et magnifique; il ouvrit sa co\ir naissante à tous les savants étrangers, fon^a Tacadémie <}e ferlin, dont teibnitz /ut le pre;nier pr^si^enjt. Lp ^ecpjjtf ^(^^JFxé^ém- Guillaume /««• (1713), fl.t de la Pri^çie ujae .paojj^çfeie jtQjute mi- ]jX^t^,j4^ traité drWtaaQlit (1713) sanctionna son ititee et lui liÛlf#)#v;^J^ posMSSÂGin de N^ufchâibel» lOonqnôte de son prédécesseur, iOeUe (de :1a Pomér^me ssuédoise, dont ^kn-mème s'étaiit ea^avé. Dur et bizarre par -neiture, ^menrî des lettres, éeoDome jusyfà Pavarice, il ^l^va son fils avec une sévérité excessive, et prépara néanmoins sa grapdeur js^ Jt^i .l^gu^, avec la couronne, m Jlrésor copsi$iér.^l^ ftt l'^inéis ifi mieux disciplinée de l'Europe <1 740).