‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 213 sur 254 · se fit appeler d*aburd rot en Prusse · texte numérisé non relu

se fit appeler d*aburd rot en Prusse

Chapelle (1748)init fin à la guerre de Succession. François i^, duc de Toscane, époux de Marie-Thérèse, Cut reconnu empereur d'Allemagne; mais l'impératrice dut consentir k la perte delaSilésie.

s. Guerre de AepC ans. (Voir le règne de Louis XV.)

Les regrets de Marie-Thérèse, gui ne pouvait plus, disait-aile, voir un Silésien sans pleurer, seâ^ habiles négociaMons jointes ^i Tavidité des Anglais qui convoitaient nos colonies, amenèrei la guerre 4e S^t pjn^ (175.6,-171^). ^^a^ti,lJ^e ^e ^l'Europe n'était plus la- môme : Timpératrice, qui ne comptait autrefois qu'un seul allié, avait su réunir contre le joi do Pru^^ :toates les cours irritées de ses sarcasmes. Frédéric. eut à CQOiliiattire en même temps PAutriche, la iFrance, la Saxe, la ^Su;^ f^i Ja Russie. L'Angleterre seule se rangea ,de son x>dté, J^iXf^ qu'il était l'ennemi de la France et que la maison de jHano.Yre, inquiète au sujet.de ses posse^^sions d'AUemagoe, ^mait.mieuz avoir le roi de Prusse ^our ami que pour adversaire.

Frédéric déploya dans cette guerre un génie égal àik gravité des circonstances et au nombre des ennemis ^ligu^^ contre lui. Il prit d'abord Toffensive en pénétrant dans leà États àb l'électeur de Saxe. Vainqueur à Pima {1756), il £t son entrée à Dresde^ tandis qu'Auguste III s'enfuyait en JPologne. L'année suivante, le roi de î^russe livra une grande batjttlle au prii^se Charles de Lorraine, sous les murs de Prague, et int \;iotOr rieux. Partout oii il agissait en personne, il étonnait ^es ennemis par la rapidité dô ses coups ; mais av^c ses lieutem^its, la coalition reprenait l'avantage. Lui-même vint échouer ^ Epllin (Bohême) contre la froide résistance du maréchal Daun, sur,nommé le Temporiseur. En même temps, les ^Russes, passant le Niémen, battaient une armée prussienne à Jœgerndorf, Enfin, ^le duc de Gumberland, fils du roi d^Angleterre, éprouvait un grave échec devant Hastembeoky en Hanovre, et signait la honteuse capitulation de Closter-Severn (1757).

Frédéric semblait accablé, au point même qu'il parut vouloir en finir avec la vie ; mais il eut soin d'informer la postérité, dans une pièce de vers f rançais,, qu'il i3ateQdait4);iourir, en roi. Bientôt, en effet, reprenant courage» il donne le change par une retraite simulée, au j)rince de^^pubise, -fond sur lui^ improviste et le bat complètement à lloshach (1757). Daun fut aussi défait à Lissa^ en Silésie. Tenant tête tour à tour aux

Russes on aux Autrichieus, tantôt vainqueur, tantôt vaincu, le roi de Prusse paraissait, suivant Texpression d'un contemporain, c faire la navette » entre ses ennemis. Toutefois, épuisé par ses succès mômes et par la durée de la guerre, il paraissait prêt à subir la loi de l'Europe, lorsque la mort de l'impératrice de Russie (1762), en privant Marie-Thérèse d'une puissante alliance, vint lui enlever tout espoir d'abattre son ennemi. Les traités de Parts et û!Huhertsbourg (1763) garantirent au roi de Prusse la possession de cette Silésie qu'il avait si vaillamment défendue.

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