Dernières années 4e Vré4érle le C(ran
Frédéric jouit d'une paix profonde pendant les vingt-trois dernières années de sa vie, et mit tous ses soins à réparer les maux extrêmes que la guerre avaient causés à son royaume. Une sévère économie, une administration vigilante et ferme, lui permirent de relever avec succès l'agriculture, l'industrie et les arts. Un code de lois qu'il publia, passe pour un modèle. Il aimait exclusivement les lettres françaises et faisait des vers dans notre langue, avec plus de zèle que de talent poétique. Mais son mépris déclaré de toute croyance, ses relations intimes avec tous les philosophes du temps, son amitié surtout avec Voltaire, contribuèrent beaucoup à accréditer l'irréligion en Europe et particulièrement en France. Lors du premier partoge de la Pologne concerté avec Catherine U, Frédéric ne manqua pas de s'attribuer la meilleure part, c'est-à-dire la Prusse occidentale et le duché de Posen (1772). La haute position qu'il avait prise en Allemagne le signalait aux princes comme un protecteur naturel contre la maison d'Autriche : c'est ainsi qu'il sauva, en 1778, l'héritage de l'électeur de Bavière, convoité par Joseph II, fils de Marie-Thérèse. A sa mort, arrivée en 1786, l'Europe lui avait décerné le titre de Grande l'Allemagne le titre à!Uniqae. Il laissait à son neveu Frédéric-GuiUaum II un sol défriché, une industrie florissante, une populatioi | doublée , une armée de 200 000 hommes, un royaume rangé i désormais parmi les grandes puissances de l'Europe. I