‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 215 sur 254 · Rèsne» 4e Marle-Tkérèse et 4e ^oseplt n · texte numérisé non relu

Rèsne» 4e Marle-Tkérèse et 4e ^oseplt n

Marie-Thérèse avait précédé le roi de Prusse au tombeau (1 780.\ Pendant les dernières années de son règne, elle rétablit l'ordre dans les finances, imprima un nouvel essor au commerce, à

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l'instruction publique et aux arts. Offrant d'ailleurs sur le trône Tezemple de toutes les vertus publiques et privées, elle était adorée de ses sujets. Son principal ministre, le comte de Kaanitz, l'aida beaucoup dans l'exécution des réformes qui devaient réparer, du moins en partie, les revers de TAutriche. François I*"" étant mort en 1765, la couronne impériale resta dans sa maison par Télection de son fils Joseph II, en qualité de roi des Romains. Marie-Thérèse fut ainsi libre de poursuivre, jusqu'à sa mort, les travaux qu'elle avait entrepris. La seule tache à sa mémoire est d'avoir trempé dans l'odieux partage de la Pologne, et de s'être attribué d'abord la Gallicie et plus tard une partie de la province de Cracovie (1772).

Joseph II ^ couronné empereur dès 1765, ne prit en main le pouvoir qu'après la mort de sa mère (1780), et n'imita point sa prudence : c'était un réformateur plus entêté de théories qu'habile aux affaires. Il concentra toute l'action du gouvernement dans les bureaux ministériels de Vienne, et entreprit de remanier, non-seulement les impôts et l'administration civile, mais encore la discipline ecclésiastique. Il supprima trois cents couvents, abolit plusieurs ordres religieux, notamment les Jésuites, changea arbitrairement la circonscription des diocèses, et prit sur lui d'interdire le culte des images dans les églises. Le voyage du vénérable pape Pie VI à Vienne, en 1786, ne ramena pas l'empereur à des idées plus sages. Ses mesures arbitraires, en blessant la conscience des catholiques, en heurtant de front les mœurs et les coutumes, suscitèrent des troubles graves, surtout dans les Pays-Bas. k ces embarras vint se joindre la honte d'une guerre malheureuse contre les Turcs, guerre qui eût été plus malheureuse encore sans l'habileté du vieux maréchal Laudon. Joseph II mourut en 1790. Son frère, Léopold 11^ précédemment grand-duc de Toscane, lui succéda, et n'eut que le temps de rétablir le calme dans la monarchie autrichienne ; la mort l'enleva, en 1792, au commencement de la crise terrible suscitée par la révolution française; il était frère de l'infortunée Marie-Antoinette.

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