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L'Anglais WaUer Raleigh avait reconnu le pays situé en Amérique, entre le 37« et 41»« degré de latitude septentrionale, et il le nomma Virginie en l'honneur à^Éiisaheih^la reine vierge de VOccident (1585). Vers le milieu du dix-septième siècle, des Covenantaires, persécutés par les Stuarts, quittèrent la mère patrie pour aller chercher un asile dans les solitudes du nouveau monde. Imbus des idées radicales de John Knox et du souvenir des franchises saxonnes, les nouveaux colons joignaient à l'enthousiasme religieux l'esprit démocratique, ^os^on, Tune des plus anciennes villes de rUnioo, date de 1627. Les treize premiers États furent ceux de Virginie j Massachusets ^ Rhode- Islande Connecticut; New -Hampskire , Maryland^ Delaware, NetD-York, Neto-Jersey, Pensylvanie^ les deux Carolines et la Géorgie. Ces colonies associées sous le nom de Nouvelle-Angleterre, grandirent et prospérèrent avec une étonnante rapidité. Après les guerres du dix-huitième siècle, l'Ile de Terre- Neuve, la plupart des Antilles et le Canada, perdus par la France, vinrent s'ajouter à cette vaste possession.
s. insarreetlon américaine.
Cette fièvre d'indépendance qui agita tout le dix-huitième siècle, avant de soulever la France, se fit d'abord sentir en Amérique. Les colonies anglaises, fières de leur prospérité, ne refusaient pas de payer l'impôt ; mais elles entendaient le voter librement et garder vis-à-vis de l'Angleterre le rôle d'alliées plutôt que de sujettes. Georges III avait signé le traité de Paris, qui termina la guerre de Sept ans. Pour combler les vides du trésor, obéré à la suite d'une longue guerre, on eut recours à des taxes nouvelles que devaient payer les colonies. Malgré l'opposition des colons américains, madgré l'éloquence du pre-
mier Pitt(loiîd Chatham), le chef du ministère tory,l9ird North, persista dans ses mesures fiscales. L*impôt surletimbr^ (1765), et bientôt l'impôt sur le thé (1767) provoguèrent un vif jfnécontentement. Les Américains résolurent de fermer leurs ports à cette denrée plutôt que de pajer un droit qu'ils re^^daient comme illégal. Une cargaison de thé que le jgouvemement anglais avait fait venir des Indes, fut jetée à la mer dans le port de Boston (1773).
€e fut le signal de l'insurrection. Un congres se réunit à Philadelphie 0^76), et déclara que la volonté des colons était de se séparer de l'Angleterre, en formant une conCédéralion d'États libres sous le nom d'États-Unis. Un planteur de la Virginie, Georges Washington, gentilhomme de moeurs simples, religieuses et austères, reçut le commandement. La méitropole opposa aux insurgés une armée de mercenaires allemands et ^Indiens féroces, qui commirent d'horribles «xcès. Loin de céder au découragement après une série de con^Dats malheureux, les colons résolurent de vivre ou de mourir libres. La capitulation de lord Burgoyne à Saratoga (État de l4ew-York) releva leur confiance. Un membre du congrès, ^illustre Franklin, fut alors chargé de venir en France pour déterminer Louis XVI à soutenir la cause des États. Le roi, cédant à l'entraînement des esprits, s'engagea dans cette lutte plus glorieuse. que profitable (1778). Au reste, de nombreux volontaires, sous la conduite de La Fayette et de Rochambeau , avaient devancé la résolution du gouvernement et offert leurs services au drapeau de l'indépendance.
On se battit partout, sur les côtes d^Europe et d'Amérique, aux Antilles, au Çénégal, dans l'Inde. Les vaillants marins .qui commandaient nos, escadres étaient le bailli âe Suffren, Xamotte-Piquet, d'OrvilJiers, de Guichen, d'Estaing, de Grasse, Lapeyrpuse. L'JE^agne yint se joindi;e à la France, pendant que la |lus8i,e formait, spus le nom de neutralité armée, upe confédératiop des Ëtats du JNord pour la protection du çpnpîmerçe maritime. En 1778, le comte d'Orvilliers li>a-e un combat ipdécis a,ux A,D,glaji9) ,à]a hauteur à^Quessqnt. Le comte d'Estaing s'empare de la Grenade^ ip^iais échouedevantSayanna/i. Ê^i73i, pendant que de ^^ffre.n,(^e Grasse et le marquis de Boiuflé occupent les forces ennemies par une énergique diversion, Was-
HISTOIRE MODERNE. 5ll
hington et Rochambeau réduisent le général anglais Gornwallis à capituler dans Yprktowrij «t assurent ainsâ 4'îndépendance des État^-Unis.
En ).lB^j Suffren apps^rut comn^e un brillant météore dans les mers de l'Inde, où il gagpa coup sur coup cinq batailles. Mais la même année, le comte de Grasse était battu par l'amiral Rodney, et Tarmement imipense de terre et de mer, préparé par la France pour reprendre Gibraltar, aboutit à une per^e de 12 000 bqpimes. Les dernières victoires 4e Spflfren décidèrent rAngleterre,à laj^aix. far un trji^ité signé à y^saitles (1783), elle consentit à reconnaître l'indépendance des États-Unis. La France recouvrait les îles de S^ntê-l^ucie et de Tabago, Pondicbéryj Mahéj le comptoir de Ç^urate et la pleine souveraineté de la rivière du Sénégal. ,Les Anglais rendirent la Floride à TEspa^e, et 9§s colonies à la Hollande .
JV. POJITUGAL (1750-1777).
^M§ti ^ réforme pc^ltl^ue.
Après /unejumexion^e soixante ;ans à l^pa^e, Jie^Por^gal avait xeooinqttisjBon indépendance an 1^40 et r.elevé le tcOi^ national en laveur de Jmn IV 'àe £ragance,.qui te^it ;&es drpl^ de la H^pn d'Avis. Ses successeurs, jusqu'à Joseph I^, gj^aûïr tinrent une étroite alliance avec TAngleterire, et ce^ll^-ici ^t ^ Portugal un 4e ses marchés Jes plus importants.
Joseph l^ (1750-11777) .ohoisit ^poujr noinistre le «élè^ Q^xvalho, «oarquis de Pombal, esprit vigoureux ,et .novi^^ur, ^yX déracina violemment d'anciens abus et, c(Mnme qu l'a . 41t) ^t le bien à coups Âe haohe. En 1755, un ftrembkaaieQt ^ ^tT;^ ayant détruit Lisbonne de fond en comble, iPombal ovêp^ra Q^ désasire autant ^u'fl était possible. Cependant, jses^QiMiCetpri^îes contre la haute noblesse et contre les -privilèges dUiÇler^, le^ procédés tyranniques qu'il, employa, soit .pour cavive^r le cojnmeroe et ragricultwpe, «oit pour i^éo^ganiser l'araiée et la marine, enfin l'expulsion violante des Jésuites, qu'il avait impliqués dans une conspiration contre «la vie ^du ^coi (1:759), lyd suscitèrent beaucoup d'ennepûs. Il n'^.rç8ta p^s^oins fiouverain mattcedes affiaireajusqu^ l'avènement de Biemeiff (1777), qui le frappa 4e-disgvâce^t l'exila.